Noel Morin

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Note :

NOËL MORIN
sieur de Saint-Luc
Le patronyme Morin ou Maurin peut signifier " brun de peau comme un maure ". Noël Morin, dit Saint-Luc, le plus ancien, le plus connu des Morin qui ont pris racine en Nouvelle-France et aussi le père de la plus grande de toutes les souches existante en Amérique.
Noël Morin est né en 1616, du mariage de Claude Morin et de Jeanne Moreau, originaire de Brie-Conte-Robert, de la paroisse de Saint-Étienne, dans l'Île de France.
Charron de métier, il est recruté en 1636 par Robert Giffard, mais ce n'est qu'officiellement le mardi 27 décembre 1639, dans un contrat notarié, que son nom apparaît, promettant d'épouser le 9 janvier 1640, Hélène Desportes, fille de Pierre Desportes et de Françoise Langlois, nièce d'Abraham Martin . Hélène, est le premier enfant blanc, né vif au pays. Elle est baptisée à Québec, le 16 juillet 1620. Elle est veuve depuis la mort le 23 septembre 1639, de Guillaume Hébert, fils de Louis Hébert et de Marie Rollet.
Du couple Hélène et Noël, douze enfants naissent dont deux filles qui nous concernent. La première, Agnès Morin épouse en 1653, Nicolas Gaudry, dit Bourbonnière, dont leur fille Marie-Françoise Gaudry, née en 1662, épouse en 1678, l'ancêtre Jean Pilote. Puis l'ancêtre Nicolas Gaudry décède le 22 juin 1669. Agnès Morin épouse en 1671, en secondes noces, Ignace Bonhomme, dit Beaupré, dont le fils Noël Bonhomme , né en 1684, épouse Félicité Hamel, fille de Jean-François Hamel et d'Anne-Félicité Levasseur
La deuxième fille d'Hélène Desportes et de Noël, Louise Morin, née en 1643, épouse en 1659, Charles Cloutier, né en 1629 et fils de l'ancêtre Zacharie Cloutier et de Xaintes Dupont.
En 1663, Noël Morin est devenu seigneur d'une portion de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, au lieu dit, Pointe-à-la-Caille. La terre prend le nom de Saint-Luc et Noël Morin est désigné par la suite sous le nom de sieur de Saint-Luc.
Hélène Desportes, s'éteint la première, le 24 juin 1675, au Coteau Sainte-Geneviève.
Noël Morin meurt à Saint-Thomas de Montmagny, où il est inhumé le 15 janvier 1680.

Noël Morin
Le patronyme Morin ou Maurin peut signifier "brun de peau comme un Maure". Depuis longtemps, une famille Morini, d'origine italienne, avait fait souche dans la région où naquit Noël Morin. Les Morin descendent peut-être des Morini.
Durant le Régime français, au moins seize immigrants portant le nom de famille Morin apparaissent dans nos registres canadiens: d'abord un prêtre, un boulanger, un colon, trois soldats et un malouin qui décède à l'Hôtel-Dieu de Québec le 4 septembre 1727.
Dans la région de Montmagny, le Frère Éloi-Gérard Talbot, Mariste, chercheur infatigable, a trouvé des descendants de cinq souches Morin différentes: Pierre Morin-Boucher, l'Acadien, mon ancêtre; Noël Morin, charron, dont il sera question; Robert Morin, bedeau de Sainte-Anne-de-la Pocatière, d'origine inconnue, époux de Françoise Migier-Lagacé; le poitevin André Morin, mari de Marguerite Moreau, épousée le 26 août 1670 à Québec; enfin Jacques Morin, de Saint-Étienne de Bréloy, époux de Hilaire Guery.
Ont également fait souche l'Angevin Jacques Morin, le Poitevin Charles, le breton Pierre qui épousa Marie-Madeleine Lépinay le 22 février 1694 à Beauport, Moïse Morin-Chenevert, père de famille et soldat etc.
Voici Noël Morin, le premier de ce nom à s'être marié au pays et à avoir fait souche.
De la Brie
Noël Morin naquit vers 1609, en Brie, région du Bassin parisien. La ville de Brie-Comte-Robert, aujourd'hui arrondissement de Melun, département de Seine-et-Marne, réclame l'honneur d'avoir possédé parmi ses fils l'ancêtre canadien Morin. Noël reçut le baptême à l'église consacrée à Saint-Etienne et construite en partie au XIIIème siècle. Du temps de Noël comme aujourd'hui, la Brie possédait un évêque avec siège épiscopal à Meaux.
Nous connaissons à peu près rien de la vie du fils de Claude Morin, en France. Le garçon apprit à écrire son nom, à compter et à fabriquer des roues et des voitures. Avait-il pratiqué son métier avec son père? Aucun moyen de le savoir. Lorsque Noël Morin vint en Nouvelle-France, sa mère Jeanne Moreau était morte.
Québec
Noël Morin arriva à Québec on ne sait quand ni comment. Il fit sa première apparition officielle dans notre histoire chez le notaire Martial Piraude, mardi le 27 décembre 1639. Tous les gros bonnets de la capitale s'étaient donné rendez-vous pour célébrer la signature du contrat de mariage de Noël, de Jean Bourdon à Jean Joliet en passant par Robert Giffard, Guillaume et Louis Couillard, l'abbé Jean Lesueur, sans oublier les grandes dames.
Pourquoi une telle solennité? La future épouse n'était autre qu'Hélène Desportes, fille de Pierre et de Françoise Langlois, nièce d'Abraham Martin. Hélène, premier enfant blanc né au pays, avait été baptisée à Québec le 7 juillet 1620, selon René Jetté. Passée en France avec ses parents en 1629, elle revint au Canada en 1634. Guillaume Hébert, fils de Louis et de Marie Rollet, mari d'Hélène Desportes depuis le 1er octobre 1634, était mort à Québec le 23 septembre 1639, laissant à sa femme trois enfants dont deux survivants: Joseph et Françoise.
Noël Morin donna à sa femme un douaire de 200 livres garanti par "une maison située à Brie-Comte-Robert où pend pour enseigne le cheval bleu, paroisse de St-Etienne, en la rue des Fontaines, proche la porte de la ville, que le dit futur époux a eu de la succession de sa mère". Noël n'était donc pas un va-nu-pieds. De son côté, Hélène apporta à la communauté familiale en formation la jouissance d'une maison située près de l'église Notre-Dame, de 2 arpents de terre proche du Mont-Carmel et d'un jardin de 40 perches attenant à la dite maison.
Lundi 9 janvier 1640, le jésuite Nicolas Adam bénit cette union devant les témoins Nicolas Pivert et Robert Giffard, chirurgien et seigneur en la Nouvelle-France.
Les 40 perches en superficie, qui se trouvaient au nord du magasin des Cent-Associées en la haute ville, furent concédées officiellement au couple Morin, le 4 septembre 1640.
Hélène continua d'être mère et épouse dans sa maison de 24 pieds sur 18. Noël demeura là également, semble t'il, jusqu'en 1645, tout en exerçant son métier de charron.
Côte Sainte-Geneviève
Noël Morin, le 21 janvier 1641, apparaît comme charron de l'habitation. Le charron Morin voulait-il plus de liberté et d'espace? Manquait-il de roues à réparer? Le 26 avril 1645, le gouverneur Montmagny lui concédait 50 arpents de terre à la côte Sainte-Geneviève pour le prix de 90 livres. C'est là qu'il transportera ses pénates. En l'espace de 20 ans, il y fera construire "trois corps de logis, dont deux avaient une chambre à feu chacune, cave et grenier, le troisième servant de boutique et grenier dessus, avec une grange et deux arpents et demi-clos de pieux et servant de cour". Il semble bien que le déménagement au coteau Sainte-Geneviève s'effectua avant le 9 septembre 1648, jour où Jean Guyon et Michel Leneuf allèrent examiner la première maison Morin et son emplacement situés sur le nez du Cap-aux-Diamants. La Fabrique de Québec achètera le tout, en versant la somme de 800 livres.
A la même époque, Morin demande à l'engageur Noël Bélanger de lui trouver un homme, en France. Le 4 juin 1649, à La Rochelle, Pierre Paillereau, laboureur de Villedoux, canton de Marans, s'engagea pour le compte de Noël Morin, habitant de Québec. Le 6 février 1650, Antoine Rouillard et Thomas Touchet promettaient de construire sur la terre de Noël Morin la charpente d'une maison "laquelle aura trente pieds de longueur et vingt pieds de large... six pieds soub poultre".Noël déboursera 250 livres pour l'exécution de ce travail, en plus des 20 minots de pois à donner aux deux charpentiers.
Les enfants, Hélène et Noël avaient fixé leur demeure à la côte Sainte-Geneviève et pour longtemps.
Seigneur de Saint-Luc
Le chef de famille Morin était un homme de responsabilités et de jugement. En 1652, Marie d'Abancourt, veuve de Jean Joliet, fit appel à ses services pour évaluer les outils de charron laissés chez Jean Bourdon.
Jean de Lauzon, gouverneur de la Nouvelle-France, concédait à Noël Morin, le 15 novembre 1653, un quart de lieue de terre de front sur une lieue de profondeur à commencer à un arpent au-dessous de la rivière La Caille et remontant le Saint-Laurent du côté sud. L'Ile-aux-Oies était englobée dans cette concession. Le seigneur Morin devenait ainsi propriétaire d'une portion de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, aujourd'hui comprise dans la ville de Montmagny.
Cette acquisition à titre de fief comportait des droits et des devoirs. Le récipiendaire devait rendre foi et hommage à la Compagnie des Indes Occidentales. Noël appela son domaine Saint-Luc. Lui-même portera désormais le titre de sieur de Saint-Luc. Pourquoi cet évangéliste plutôt qu'un autre? Je l'ignore. Le seigneur et la seigneuresse avaient-ils l'intention de quitter Québec, ville où leurs enfants grandissants pouvaient être éduqués à bon compte? Certainement pas. Ce bien tombé du Ciel sera divisé plus tard entre les fils, la parenté, le gendre Guillaume Fournier, comme nous le verrons plus loin.
Quinze ans de progrès
Les années couvrant la période de 1653 à 1668 furent marquées au coin du progrès, de l'expansion, et pour les enfants et pour les parents Morin.
Noël et Hélène, le 17 mai 1655, obtinrent la concession d'un banc de la Fabrique de Québec, côté du nord, dans la nef, près de celui de Charles Sevestre. En retour, la Fabrique reçut les deux arpents de terre que les Morin possédaient, aujourd'hui terrain de la Citadelle de Québec. Dès le 4 juillet suivant, on précisa les conditions du marché. Les deux arpents valaient 180 livres. De cette somme, 100 livres serviront à défrayer la pension du fils Germain, élève au Séminaire.
Louis Sédilot et Noël Morin, le 5 juin 1658, s'engagèrent à construire chacun la moitié d'une belle clôture de ligne entre leur propriété de Saint-Geneviève. Cependant, Sédilot retarda l'exécution de sa promesse pendant plus de 4 ans.
Guillaume Fournier avait épousé Françoise Hébert, belle-fille de Noël Morin, le 20 novembre 1651. Le 12 septembre 1663, Guillaume se faisait donner une quittance pour les 1000 livres tournois, qu'il avait fournies aux Morin en l'espace de 10 ans, et cela sans préjudice des droits de succession possédés par son épouse.
A la même époque, par l'entremise de son père, Nicolas Morin avait obtenu une concession des jésuites à Sillery. Celui-ci décédera quelques années plus tard. Puis, le 3 août 1664, le seigneur de Saint-Luc assista à l'élection du syndic Claude Charron.
Les bras de l'ancêtre tombaient de fatigue. Le 23 mai 1666, il concéda 30 arpents de terre à Jean Pannier, pour le prix et somme de 60 livres. L'acheteur retourna probablement en France. Jean Poitras le 2 août du même été, achetait l'autre moitié. Au recensement 1666, Marie-Charlotte Poitiers, veuve de Joseph Hébert, tuée par les Iroquois en 1661, vit sous le toit de sa belle-mère Hélène Desportes. Et Jean Ballié gagne son pain comme domestique engagé de Noël. L'année suivante, Jean travaillait encore pour le compte de Morin. De plus, Zacharie Jolliet, 17 ans, apprenait son métier de charron avec son maître Noël Morin. La ferme possède alors 40 arpents en culture et 12 têtes de bétail. Depuis le 20 juin 1667, on a dressé un procès-verbal au sujet du chemin qui se rend à Sainte-Geneviève. Il était temps de l'améliorer.
Situation des dernières années
En 1668, les dés étaient jetés. L'habitation de la route Saint-Michel, obtenue des pères jésuites le 24 février 1663 dans la seigneurie de Sillery, 2 arpents de front sur 25, attribuée d'abord à Nicolas, passait définitivement à son frère Jean-Baptiste, sieur de Rochebelle. La ferme valait 450 livres. Nicolas avait une dette de 75 livres. Jean-Baptiste accepta cette terre pour 375 livres, valeur d'héritage. Le même jour, 25 février 1668, Noël Morin nomme Rochebelleson procureur ou administrateur.
Noël Morin, en 1664, avait été élu tuteur de Charles-Amador Martin, fils d'Abraham. Le 16 avril 1669, il signe une quittance aux Ursulines de Québec pour une somme de 240 livres, portion d'héritage en faveur de son protégé, qui sera ordonné prêtre le 14 mars 1671.
C'est le 4 mai 1670 seulement que nous apprenons que la partie de terre vendue à Pannier fut rachetée pour la somme de 90 livres par Charles Aubert, sieur de La Chesnay.
Au début de 1671, le 4 janvier, Hélène et Noël précisent leurs intentions: tous leurs biens meubles et immeubles au jour de leur décès seront partagés entre leurs fils Charles et Alphonse, à condition qu'ils les entretiennent dès maintenant et jusqu'à leur mort. De plus, les fils donneront à leur soeur Marie-Madeleine 300 livres, lorsqu'elle se mariera. Puis, le 12 novembre suivant, le sieur de Saint-Luc rend foi et hommage à Louis Couillard, sieur de L'Espinay.
Le maître charron, 64 ans, ne se résigne pas facilement à chômer. Le 15 juin 1673, il accepte de "faire et parfaire" 24 montures de canon et d'en fournir le bois nécessaire. Je connais, dit-il, ces canons de la haute et basse ville. Charles Legardeur, premier conseiller du roi et commandant du Château Saint-Louis, promet de rémunérer ce travail de confiance en donnant à l'ancêtre Morin 40 livres la monture, c'est-à-dire 960 livres.
Noël Morin et Louis Bossé, le 30 octobre 1674, s'entendent à l'amiable. Boss, avait obtenu une habitation à Montmagny. Sans nous expliquer les causes exactes de ce litige, Boss remet sa terre à son seigneur Morin et exige même une compensation de 60 livres. L'on sait qu'entre 1672 et 1676, le fief de Saint-Luc fut morcelé au profit de Guillaume Fournier, Jean Proulx, Alphonse Morin, Pierre Jolliet, Jean Ballié, Michel Isabel, David Corbin, Charles Bazire et Jean Rollandeau.
Les choses en étaient ainsi lorsque la généreuse et brillante Hélène Desportes, épouse fidèle, mère dépareillée et sage-femme appréciée, s'éteignit au coteau Sainte-Geneviève, à la Saint-Jean 1675. Hélas! son acte de sépulture n'est pas inscrit dans le registre de Québec. Mais son nom y paraît plus de 20 fois comme marraine.
La Morinerie
La troisième génération Morin atteignit le nombre de 56 sujets. Tous les enfants de Noël et Hélène naquirent à Québec, où ils furent baptisés entre 1641 et 1656. Ce sont Agnès, Germain, Louise, Nicolas, Jean-Baptiste, Marguerite, Hélène, Marie, Alphonse, Noël, Charles et Marie-Madeleine. Marguerite décéda au berceau. Hélène et 2 garçons moururent durant leur adolescence. Nicolas, lui, avait 23 ans lorsqu'il dut démissionner devant la vie.
Nicolas Gaudry et Ignace Bonhomme, Charles Cloutier, Charles Rageot, notaire, devinrent les maris d'Agnès, de Louise et de Marie-Madeleine, Jean-Baptiste épousa Catherine Belleau; Alphonse, Marie-Madeleine Normand et Angélique Destroismaisons. Ce dernier mourut à Montmagny et fut le seul avec ses 15 enfants à propager le patronyme Morin et Valcourt, une fraction de la grande morinerie canadienne d'aujourd'hui. Quant à Jean-Baptiste, il fit même parti du Conseil Souverain de la Nouvelle-France.
Les deux gloires de cette famille fondatrice Morin sont Germain et Marie. Germain, baptisé le 15 janvier 1642, fréquenta le Petit Séminaire de Québec et reçut le premier l'onction sacerdotale comme enfant du pays, le 29 septembre 1665. D'abord secrétaire de Mgr de Laval, il desservit comme missionnaire et curé plusieurs paroisses dont Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré. Il s'éteignit à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 20 août 1702.
Marie Morin, filleule de Louis d'Ailleboust, sieur de Coulonges, à l'âge de 13 ans et à la demande de l'évêque de Québec, entra chez les Hospitalières venues de la Flèche à Ville-Marie. Elle fut la première canadienne à prendre lesaint habit à Montréal en 1663. Plus tard, Soeur Morin devint supérieure de son couvent. A l'intention des soeurs Hospitalières de Saint-Joseph de France, elle rédigea les Annales de l'Hôtel-Dieu de Montréal, trésor précieux pour comprendre l'histoire. Cette femme héroïque entra dans la gloire le 8 avril 1730.
Si les enfants Morin ont pu faire leur marque dans la société d'alors, c'est parce qu'ils avaient étudié chez les Ursulines ou chez les Jésuites.
Le 30 octobre 1675, après la mort d'Hélène Desportes, le fils Jean-Baptiste s'engagea à soutenir son vieux père à condition que celui-ci lui verse la somme de 1500 livres et la moitié des revenus du fief de Saint-Luc. Le jour suivant,tous les membres de la famille consentirent à vendre à Charles Bazire la totalité de la propriété de Sainte-Geneviève pour la somme de 3000 livres.
Noël Morin, probablement en visite chez son fils Alphonse, mourut à Saint-Pierre-du-Sud le 10 février 1680, en plein hiver. Le corps du défunt fut mis en terre ou dans un petit charnier, à Saint-Thomas. On célébra les funérailles 5 jours plus tard, à Québec. Alphonse et Jean-Baptiste, Gilles Rageot signèrent le registre de Notre-Dame.


né ca 1609
décédé le 10 février 1680 à St-Pierre de la Rivière du sud, Québec (âge : 71 ans)
Profession :
Numéro Sosa : 2628
Fils de Claude Morin   et de Jeanne Moreau



Conjoints 1 :
Helene Desportes ; unis le 9 janvier 1640

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Note :

Sage-Femme, elle revient au Canada en 1634
(CT 27-12-1639 Piraube) avec Noel Morin

Premier enfant né de parents Européens à survivre à Québec. Sa marainne était Hélène Boullé, femme de Samuel de Champlain.

Elle faisait parti des bénéficiaires sur le testament de Champlain en 1635.

 

Fille de Pierre Desportes et de Françoise Langlois, Hélène Desportes (vers 1622-1675), qui voit le jour à Québec, serait le premier enfant de souche française né en Nouvelle-France . En 1634, elle épouse Guillaume Hébert, le seul fils de Louis Hébert et de Marie Rollet (voir Marie-Rollet . Trois enfants naissent de ce mariage : Joseph, Françoise et un autre qui meurt en bas âge. Devenue veuve en 1639, elle convole avec le charron Noël Morin (1616-1680) qui devient l'un des pionniers de Montmagny Leur fils Germain, un des premiers élèves du séminaire de Québec, ordonné par Mgr de Laval en 1655, est le premier Français de la colonie élevé à la prêtrise. Un autre fils, Jean-Baptiste (1645-1694), est nommé au Conseil souverain. Leur fille Marie (1649-1730) se fait religieuse et devient supérieure de l'Hôtel-Dieu de Montréal; elle rédige les Annales de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Hélène Desportes agira comme sage-femme auprès des femmes de Québec jusqu'en 1672, un savoir qu'elle transmettra à ses filles Françoise Hébert et Louise Morin.

DESPORTES, HÉLÈNE, said to be the first white child born in New France, daughter of Pierre De sportes and Françoise Langlois; m. Guillaume Hébert 1634; d. 24 June 1675. The date of Hélène?s birth has not been definitely fixed. Dionne says that she came to Quebe c with her parents in 1613, Sulte that she was born in Quebec about 1622. Statistics from oth er sources indicate that she was 14 years old in 1634, 38 in 1659, 46 in 1666, and 48 in 1667 . Anne Hébert, according to Champlain, had died in childbirth previous to 1620; but since the re is no further mention of her child, it was presumably still-born. Eustache Martin was bor n in October 1621. If, however, we assume Hélène?s birthdate to be 1620, which seems most pro bable, her claim is established as being the first white child born alive in the St. Lawrenc e region. (Sulte, to be sure, claims for Guillemette Hébert the honour of being the first-bor n Canadienne, on the assumption that Louis Hébert had his wife with him in Acadia in 1606, bu t Lescarbot?s evidence refutes this (History (Grant).) Pierre Desportes probably came to Quebec in 1614 with Abraham Martin: their wives were sister s. Desportes? occupation is not known, but he must have had some standing in the community an d sufficient education to be able to write, for he signed on behalf of the inhabitants the do cument of 1621 appealing to the king. No other facts are known about him. (He is not to be co nfused with Pierre Desportes de Liguère, to whom the Compagnie de la Nouvelle-France ceded Îl e Royale (Cape Breton) in 1636.) Neither of Hélène?s parents witnessed her marriage contract , drawn up in Quebec in October 1634. Her husband was Guillaume Hébert. About this only son of Canada?s first settler little is rec orded except an occasional instance of his helping the priests in their relations with the sa vages. Since he had inherited half his father?s land, which included some acres on the St. Ch arles as well as the original site above the cliff, it is to be assumed that his chief occupa tion during his short life was the cultivation of his fields. He was but a little boy when h e came to Quebec with his parents in 1617, therefore probably still in his twenties when he d ied in 1639. Three children were born of this marriage, one of whom died in infancy. The othe r two were a Son Joseph and a daughter Françoise (b. 1638) who married Guillaume Fournier, 16 51. Hélène?s second husband was Noël Morin (1616?80), a wheelwright, who became one of the earl y pioneers of Montmagny. Their son Germain* was consecrated to the priesthood by Mgr Laval* i n September l665, the first Canadian-born priest. Another son, Jean-Baptiste (1645?94) wa s a member of the Conseil Souverain. A daughter, Marie*, was the first Canadian-born nun.


   née le 7 juillet 1620 à Québec, Qc
   décédée le 24 juin 1675 à Québec, Qc (âge : 54 ans)
   Profession :
   Numéro Sosa : 8011
   Fille de Pierre Desportes   et de Francoise Langlois

Enfants avec le conjoint : 12
  Agnes Marie Morin 
née le 21 janvier 1641 à Québec, Qc, décédée le 30 août 1687  (âge : 46 ans)  à Québec, Qc
 
  Germain Morin 
née le 14 janvier 1642 à Québec, Qc, décédée le 20 août 1702  (âge : 60 ans)  à Québec, Qc
 
  Louise Morin 
née le 27 avril 1643 à Québec, Qc, décédée le 28 avril 1713  (âge : 70 ans)  à Chateau Richer, Québec
 
  Nicolas Morin 
né le 26 avril 1644 , décédé ca 1667  (âge : 22 ans) 
 
  Jean Baptiste Morin 
né le 22 mai 1645 à Québec, Qc, décédé le 12 décembre 1694  (âge : 49 ans)  à Québec, Qc
 
  Marguerite Morin 
née le 29 septembre 1646 , décédée le 17 octobre 1646 
 
  Helene Morin 
née le 30 septembre 1647 , décédée le 20 mai 1661  (âge : 13 ans) 
 
  Soeur Madeleine Marie Morin 
née le 19 mars 1649 à Québec, Qc, décédée le 8 avril 1730  (âge : 81 ans)  à Montréal, Québec
 
  ( 11ème génération côté paternel )Alphonse Morin( 11ème génération côté paternel ) 
né le 12 décembre 1650 à Québec, Qc, décédé le 29 août 1711  (âge : 60 ans)  à St-Thomas-De-Montmagny, Québec
 
  Noel Morin 
né le 12 octobre 1652 à Québec, Qc, décédé ca 1718  (âge : 65 ans) 
 
  Charles Morin 
né le 29 août 1654 à Québec, Qc, décédé le 4 octobre 1671  (âge : 17 ans)  à Québec, Qc
 
  Madeleine Morin 
née le 28 décembre 1656 à Québec, Qc, décédée le 21 juillet 1720  (âge : 63 ans)  à Québec, Qc
 
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