( 11ème génération côté maternel ) Sebastienne Veillon Afficher toutes les personnes portant le nom Veillon

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née ca 1626 à Angouleme, France
décédée le 21 décembre 1698 à Beaumont, Qc
Profession :
Numéro Sosa : 1669
Fille de Maixent Veillon et de Bernadette Venet



Conjoints :
Mathieu Choret ; mariés le 4 mars 1647 à , contrat reçu , notaire à  

 PÉRIODE EMBRYONNAIRE
La vie de Mathieu ne fut pas facile, il ne connut pas plus la paix au Canada qu\'il ne l\'avait connue en France.
Outre la difficulté de son travail de défrichage, la rudesse du climat, les efforts pour s\'adapter à ce nouveau monde, l\'incendie qui détruit sa maison et ses biens le 12 mars 1651, il faut ajouter la première guerre franco-iroquoise. Elle a débuté en 1641 et va durer vingt-cinq ans, mettant la colonie dans un état lamentable et précaire. C\'est une guerre féroce, mais perlée, que se livre les Iroquois et les colons, une guerre d\'embuscades. Les Iroquois attaquent par surprise, souvent durant les travaux des champs, tuent les hommes et enlèvent femmes et enfants. C\'est la période des \"Saints Martyrs Canadiens\" et la destruction complète de la Huronie (près des Grands Lacs). Or, c\'est à partir de la Huronie que se fait le commerce des fourrures, la colonie est au bord de la faillite. C\'est alors que se serait passé la bataille du Long-Sault où Dollard-des-Ormeaux aurait péri en combattant les Iroquois afin de libérer la route des fourrures.
Les Jésuites, possédant de grandes terres et voulant calmer le jeu, accueillent les quelques rescapés Hurons à Jeune-Lorette près de Québec et offrent aux Iroquois de s\'installer sur leur seigneurie près de Montréal (aujourd\'hui Kanawake et Kanesatake). Certains acceptent, dont Kateri Tekakouitha, qui se convertit et dont l\'Église se sert comme emblème de leur travail de missionnaire.
En 1653, lors de son arrivée dans la colonie, Marguerite Bourgeois écrit: \"à Québec tout est si pauvre que cela fait pitié.\"
COLONIE-COMPTOIR
Depuis François 1er, tous les rois de France signent de belles lettres d\'intentions pour peupler la Nouvelle-France et convertir les Amérindiens. Mais ils donnent le monopole d\'exploitation à des compagnies de marchands et, en réalité, la situation est déplorable. Les rois et les compagnies se succèdent et la colonie s\'étiole le long du Saint-Laurent.
Lorsque Mathieu Choret vient s\'y installer en 1647 c\'est la Compagnie des Cent-Associés qui a le monopole. Elle aussi travaille avant tout pour les intérêts de ses actionnaires (rien de nouveau sous le soleil, dit-on) et ne fait pas tous les efforts nécessaires pour amener et soutenir les colons. La Nouvelle-France prend son essor avant tout par le travail des Seigneurs, ces \"entrepreneurs\" qui recrutent des colons et les installent sur leur seigneurie pour en assurer le développement. Il se crée un noyau de premiers habitants qui s\'accrochent pour rester dans ce pays. Leurs enfants se marient entre eux et le nombre de gens nés au pays augmente graduellement. Leurs intérêts divergent avec ceux de la Compagnie des Cent-Associés et ceux du pouvoir central, leurs récriminations ne sont pas entendues, mais ils tiennent bon et restent au pays.
Les colons, peu nombreux et dispersés sur un grand territoire, ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre. Or tous ces gens ne sont pas venus au Canada pour se battre, mais la protection des civils n\'est pas assurée par la Compagnie et le Roi. Les colons se regroupent, autant que faire se peut, pour le travail aux champs, pouvant ainsi mieux se défendre en cas d\'attaque. On remarque dans l\'inventaire des biens des colons, lors des recensements subséquents, que lepremier objet mentionné dans chaque famille est un fusil.
Les colons se regroupent aussi économiquement en formant la Compagnie des Habitants. Cela leur permet d\'échanger, avec les Amérindiens alliés, du blé contre des fourrures qu\'ils troquent ensuite, par le biais de la Compagnie, contre desbiens venant de France. Or, la guerre compromet la traite des fourrures qui est la base économique du pays et, de plus, les biens manquent souvent. Ainsi, à l\'été 1655, sur les cinq bateaux partis de France pour le Canada, deux seulementarrivent à bon port.
La vie de Mathieu Choret se déroule dans tout ce contexte, et l\'on peut affirmer qu\'il a participé, par sa présence, son travail et sa descendance, à cet effort collectif fourni aux débuts de la Nouvelle-France.   AVANT LE DÉPART DE LA ROCHELLE
Au printemps 1647, peu de temps après leur mariage, Mathieu et Sébastienne se préparent à immigrer en Nouvelle-France, et ce dans des conditions qui ne s'annoncent pas faciles. Une distance de 1,200 lieues sépare le port de La Rochellede celui de Québec. Le voilier peut les parcourir en environ neuf semaines. Mais tout dépend du vent: s'il fait défaut au cours du voyage, rien à faire, sinon attendre qu'il reprenne. Ce qui peut prendre une semaine ou deux, parfois plus. Or, tout ce qui augmente la durée du voyage en augmente aussi les risques. Un capitaine de navire écrira en 1716: "J'ai été sept fois au Canada et quoique je m'en sois bien tiré, j'ose assurer que le plus favorable de ces voyages m'a donné plus de cheveux blancs que tous ceux que j'ai faits ailleurs." Le navire est à quai dans le bassin du port, toutes voiles enroulées. Il y a une grande animation, beaucoup de gens vont et viennent, occupés au chargement. Les autresvoyageurs arrivent à La Rochelle, ils viennent de Paris ou d'autres provinces, la plupart à pied, certains en carrosses. Paris est à 380 kilomètres, mais on voyage beaucoup à pied à cette époque. Ces voyageurs attendent le départ du navire dans des auberges. Il arrive que de jeunes engagés fassent de si joyeux tintamarres que les autorités les enferment à l'Hôtel de Ville jusqu'au dernier moment. Pour des gens ordinaires comme Mathieu et Sébastienne le coût du voyage se situe dans les 75 livres chacun (plus d'un an de salaire pour un engagé), et, pour ce prix-là, ils n'ont droit qu'au service minimum. Il est préférable qu'ils emportent des provisions les moins périssables et les plus nourrissantespossible.
VISITONS LE NAVIRE
Le navire n'est pas très grand, il fait environ 37 à 50 mètres de long par 8 à 15 mètres de large. Généralement, il y a entre 100 à 300 passagers qui s'entassent dans l'entrepont pendant tout le voyage. LA CALE Des pierres dans des paniers d'osier bien fixés, c'est le lest qui assure la bonne tenue du navire sur l'eau. Aussi des barils de poudre bien arrimés, tout vaisseau étant muni de canons pour se protéger en mer. Donc pendant de longs mois, Mathieu et Sébastienne vont vivre sur une poudrière. Au-dessus il y a le capharnaüm, soit les bagages des passagers ou divers articles à livrer à la colonie. Il y a aussi les réserves de vivres. Le code maritime oblige le capitaine à faire embarquer pour chaque passager 60 rations et 2/3 de barrique d'eau (66 litres), soit de quoi vivre pendant 60 jours. Au menu: "biscuit de matelot", du lard, des pois, de la morue salée ou sèche, du harang, de l'huile d'olive, du beurre, de la moutarde, duvinaigre, du vin, de l'eau-de-vie et des fruits confits. Si l'on veut autre chose, faut l'ajouter à ses bagages. Dans tout cela les boissons sont importantes. Comme l'eau douce devient vite fermentée, visqueuse et garnie de petites larves,onembarque du cidre, remplacé le dimanche par du vin. En tout cas, Mathieu et Sébastienne auront de quoi manger et boire, à condition que la traversée ne prenne pas plus de deux mois. En 1662, un navire prendra près de quatre mois et quarante passagers mourront de faim et de soif. L'important dans la cale est que rien ne bouge: tout le poids du lest, des barils de poudre, des marchandises doit être bien réparti sinon le navire chavire et coule à pic.
L'ENTREPONT OU LA "SAINTE-BARBE"
Pour le capitaine et les dignitaires, il y a quelques cabines, mais pour les passagers il n'y a que l'entrepont. Pour ces derniers, pas de places réservées: les plus chanceux couchent dans des hamacs, les autres à terre. L'entrepont est exigu, pas tellement plus haut qu'un mètre soixante. Les passagers ne peuvent donc pas se tenir debout, ils doivent être constamment courbés. Ils ne peuvent pas non plus se déplacer à l'aide d'une chandelle à cause des risques d'incendieet sont contraints de rester dans l'obscurité. L'endroit ne comporte presque pas d'ouvertures, l'air est vicié et la puanteur abominable. La nuit, les passagers dorment dans le froid et l'humidité, au mieux sur des hamacs qui suivent le roulis des vagues, au milieu des rats et des râles de ceux qui sont malades. Une cloison sépare ce dortoir d'une autre partie de l'entrepont où se trouve l'écurie, soit les animaux que l'on envoie dans la colonie, et dont une partie va finir sur la table du capitaine et de ses invités. Les odeurs et les bruits provenant des animaux sont faciles à imaginer. Il n'y a pas de salle à manger. Les simples passagers mangent là où ils sont quand c'est l'heure du repas. Aucun système de chauffage non plus. L'unique poêle est réservé à la cuisson des aliments et, si le navire est trop secoué, on mange froid. C'est un désordre de personnes et de bagages, on se marche littéralement dessus, et ce, pour des semaines. Le Jésuite Nau écrira en 1734: "La seule vue de la Sainte-Barbe où nous devions coucher pendant la traversée nous déconcerta tous [....] Nous étions pressés dans ce lieu obscur et infect comme des sardines dans une barrique. Nous ne pouvions nous rendre à nos lits sans nous heurter vingt fois la tête et les jambes. La bienséance ne nous permettait pas de nous déshabiller".
LE COUP DE PARTANCE
Les passagers s'installent tant bien que mal puis redescendent à terre pour les derniers achats, ou saluer la famille, ou entendre une dernière messe. Quand le vent est favorable un roulement de tambour avertit que le navire va se détacher du quai pour gagner la rade, première étape avant de prendre la mer. On déploie certaines voiles, tout le monde se rembarque, on tire du canon: c'est le coup de partance. Le navire sort lentement du port, le vent le pousse en rade. Mathieu et Sébastienne commencent à voir la mer. Mais tout peut s'immobiliser là si le vent tombe et le navire peut rester ainsi, face à la ville, un jour ou deux. Puis quand le vent revient, il gagne la haute mer après être passé près del'île de Ré.
LES DANGERS DE LA TRAVERSÉE
Les passagers sont confinés dans la Sainte-Barbe, et, les jours de tempête, ils ne peuvent même pas aller sur le pont. Ils respirent continuellement les odeurs de toute cette foule qui ne se lave à peu près pas et ne change pas de vêtements, ainsi que les odeurs de l'écurie voisine. Le plancher de l'entrepont est rarement nettoyé. Une fille du roi, en 1664, se plaindra des conditions déplorables d'une traversée de 87 longs jours, et témoignera que l'eau de mer ramèneles excréments des animaux dans l'entrepont. En 1756, le Léopard arrivera chargé de soldats malades et se plaignant que le plancher de l'entrepont n'a été nettoyé qu'une fois en deux mois. L'eau de mer est à 10 degrés Celsius, elle mouille tout, les couchettes, les vivres. Une humidité constante glace les gens. Le navire craque de toutes parts, le mouvement et le bruit sont incessants. LES MALADIES La plupart des passagers, n'ayant pas le pied marin, souffrent du mal de mer. Mais il y a aussi d'autres maladies qui se développent comme le scorbut, la variole, la rougeole, la dysenterie mais surtout le typhus qu'on appelle la "maladie des navires ou fièvre pourpre" . Elles sont souvent dues à un manque d'hygiène. L'eau douce étant limitée sur le navire, les passagers ne se lavent pas et la promiscuité dans laquelle ils vivent accélère la propagation de la maladie. Il est fréquent qu'un simple rhume se transforme en véritable épidémie.Il faut dire que l'alimentation n'aide pas à reprendre du mieux. On se nourrit à même les provisions de lard salé et de poisson fumé tout en espérant faire bonne pêche. Lorsqu'on ne peut pas avoir de viande, on mange des potages desemoule de blé, d'avoine, de pois ou de maïs. On apporte aussi un bon nombre de galettes qu'on ingurgite au bout de vingt ou trente jours même quand elles sont piquées de vers. L'eau douce, quant à elle, est contenue dans de grands barils de bois, mais au fil de la traversée elle devient brunâtre et de petites larves apparaissent à la surface. Les passagers sont obligés de la boire, quelquefois en se pinçant le nez, tellement elle sent mauvais. Plus la traversée se prolonge, plus l'eau est rationnée. Dans ces conditions la mortalité est fréquente. Les historiens estiment qu'il meurt au moins 10% des passagers par traversée, mais c'est souvent plus. Dans les cas extrêmes il peut arriver que les personnesutiles pour la navigation du bateau soient à peine suffisantes. En 1732, des 154 personnes à bord d'un navire, il en succombera une bonne centaine. Les morts sont enveloppés dans un drap et jetés à la mer, avec un boulet de canon attaché aux pieds. LES TEMPÊTES Parmi les lugubres histoires que savent les flots, il y a les tempêtes. Dans toute l'histoire de la colonie il y a plusieurs cas de navires subissant des tempêtes qui les ont fait sortir de leur route ou échouer. Dans ces accidents, le navire peut disparaître corps et biens. L'exemple le plus célèbre est celui du Chameau qui, en face de Louisbourg, alors que tous se réjouissent d'une bonne traversée, subit une tempête: le navire se brise contre les battures, 316 passagers périssent et un trésor de 300,000 livres est perdu (des plongeurs en récupéreront une petite partie en 1970). LA CAPTURE Parmi les autres périls de la mer, le navire peut être capturé. En temps de guerre, cela va de soi et plusieurs navires en direction de la Nouvelle-France sont capturés par l'Angleterre, ce qui crée famine et pénurie de biens dans la colonie, trop dépendante de la mère-patrie. Mais en temps de paix, le risque de captureexiste aussi car pirates et corsaires sont aux alentours. Les corsaires sont d'honnêtes gens qui ont un permis du roi pour s'emparer de navires étrangers: le bateau est à celui qui s'en empare, avec tout son contenu, mais on a affaire en ce cas à des militaires de carrière qui connaissent les manières. Le pirate travaille sans permis, à son propre compte et ne connaît aucune loi. Dans les deux cas les passagers ne sont pas plus avancés: tout ce qu'ils possèdent (malles, linge, bijoux, provisions) passe au vainqueur, qui revend tout dans un port ou jette à la mer ce qui ne fait pas son affaire. Les prisonniers sont mis à la rançon et attendent, la plupart des fois aux Antilles, que leurs familles réunissent l'argent nécessaire. Ces captures ou ces naufrages ruinent les voyageurs qui transportent avec eux beaucoup de biens et sont un désastre dans la colonie pour qui tout arrivage est important.
LA SUITE DU VOYAGE
Il semble que rien de trop fâcheux n'arrive lors de la traversée de Mathieu et Sébastienne. Pour tromper l'ennui, les matelots organisent parfois des fêtes sur le pont. Ils jouent de la musique et les passagers participent à la danse. Dans la journée, ils se promènent sur le pont, parlent entre eux, les plus instruits lisent ou écrivent. Les hommes s'adonnent à des jeux de hasard : cartes, dés, échecs ou dames. Mais la plus grande distraction de la traversée reste sans aucun doute le baptême qui a lieu sur les Grands Bancs, dans les environs de Terre-Neuve. La majorité des passagers qui traversent l'Atlantique pour la première fois doivent payer une obole sans quoi on les jette dans un baquet plein d'eau. Quand on rencontre un iceberg, certains partent en chaloupe à sa rencontre et grimpent sur ce glacier cueillir de l'eau douce. Quand la mer est calme, il s'en trouve pour se baigner en plein océan, pour le plaisir et non pour la santâe, car les effets bénéfiques du bain de mer ne sont pas encore reconnus.
ENFIN LE GOLFE SAINT-LAURENT
Enfin, après deux mois en moyenne de traversée en haute mer, les passagers aperçoivent les côtes du golfe Saint-Laurent. Il ne faut pas se réjouir trop tôt: Québec est encore très loin et c'est en entrant dans le golfe que le péril est peut-être le plus grand. Il est très dangereux pour la navigation: bourrasques inattendues, brouillards très fréquents, récifs nombreux. à cause de ses eaux tumultueuses, ceux qui n'ont pas eu le mal de mer pendant la traversée, lesubissent presque toujours en y arrivant.
LE NORDET
Le voyage est encore long. Du Cap-Breton à Québec, il faut bien deux ou trois semaines; davantage si le vent fait défaut. Or, pour remonter le fleuve c'est un vent particulier qu'il nous faut, le nordet. Le navire fait une escale de quelques jours à Gaspé pour faire le plein d'eau douce et s'approvisionner en légumes, car à Gaspé on a l'habitude d'entretenir des potagers pour alimenter les voyageurs. En pénétrant dans le fleuve le navire entre dans un cimetière marin.De l'île Anticosti jusqu'à Québec le trajet est marqué de souvenirs tragiques. L'historien Jean Lafrance a fait l'inventaire pour le Régime français: il y compte 22 naufrages importants, dont celui de la flotte de Walker où périrentmille personnes. Ce qui reste à parcourir à Mathieu et Sébastienne n'est donc pas de tout repos. Tant que le nordet pousse le navire en amont, tout va. Mais s'il cesse de souffler, tout s'arrête. Le navire s'immobilise pour des jours en attendant une autre poussée du nordet. Voici Mathieu et Sébastienne au large de Tadoussac: c'est longtemps l'avant-port de Québec, les capitaines n'osant se risquer en amont. On transborde passagers et bagages sur des barques et, pendant dessemaines, c'est un va-et-vient continu entre Québec et Tadoussac. En 1647, c'est probablement ce qui se passe. Mathieu et Sébastienne sont probablement arrivés à Québec en barque de Tadoussac. Mais si leur navire se rend jusqu'à Québec, le capitaine doit être très prudent en pénétrant dans l'archipel qui précède l'île d'Orléans, une section importante du cimetière marin. Ils arrivent enfin en face de Québec. Si le bateau est infecté de maladies contagieuses les passagers doivent prolonger leur séjour à bord d'une quarantaine de jours. Ceux qui sont malades, sans être contagieux, sont recueillis à l'Hôtel-Dieu de Québec, le temps de se refaire une santé. Comme quoi, pour se vanter d'un voyage sans accident, il faut attendre d'avoir les deux pieds sur la terre ferme.
Nous ignorons tout du voyage de Mathieu et Sébastienne. Mais il est certain que les conditions déplorables de voyage, telles que décrites ci-haut, ont été exactement celles dans lesquelles ils ont voyagé. C'est la norme de l'époque, et il n'y a pas d'amélioration au siècle suivant. Tous nos ancêtres venus s'installer au Canada durant le 17ème ou 18ème siècle ont dû passer par là. Si Mathieu et Sébastienne ont pris le vaisseau du roi (propriété de l'État qui transporte le courrier officiel, des dignitaires et des marchandises une fois par année dans la colonie) leur traversée n'a pas été trop longue car, en 1647, ce vaisseau a fait un séjour de quatre mois en Nouvelle-France. Ce qui implique qu'il est arrivé tôt en saison. S'ils ont voyagé sur un autre bateau, quelle fût la durée de leur traversée, sachant que plus la traversée se prolonge, plus elle est difficile? Peut-être Mathieu et Sébastienne ont-ils voyagé sur lebateau amenant en Nouvelle-France le premier cheval de la colonie. "Le 25 juin 1647 les habitants de Québec ont présenté au Gouverneur le premier cheval apporté au pays." (Journal des Jésuites) Chose certaine, ils sont arrivés à Québecet y ont commencé une nouvelle vie dans un Nouveau-monde.
Petit aparté hors contexte: ces conditions de voyage abominables vont se continuer jusqu'au milieu du 19ème siècle. Les passagers sont considérés comme de la marchandise et "les pertes" inévitables. Suite à l'émigration nombreuse desIrlandais qui arrivent malades du typhus dans leurs pays d'adoption et contaminent les populations locales, et aux notions de bonne hygiène qui commencent à se répandre, les propriétaires de bateaux doivent s'ajuster et offrir à leurs passagers des conditions de vie adéquates. La vie sur les bateaux, qui ne sont plus tributaires du vent grâce à la force motrice de la vapeur, change alors rapidement du tout au tout si l'on pense que seulement quelques dizaines d'années plus tard, au début du 20ème siècle, on construit des palaces flottants comme le Titanic.
  né ca 1624
décédé le 27 mars 1664 à Hopital Hotel-Dieu de Quebec, Qc
Profession :
Numéro Sosa : 1668
Fils de Mathieu Choret et de Jeanne Serre

Enfants avec le conjoint :
Robert Choret  né le 7 octobre 1648 , décédé le 15 juin 1716  
Joseph Choret  né le 14 août 1650 à Quebec, Qc, décédé le 28 octobre 1684 à Hopital Hotel-Dieu de Quebec, Qc 
( 10ème génération côté paternel )Jeanne Choret( 10ème génération côté paternel )  née le 11 décembre 1652 à Beauport, Quebec, décédée le 26 septembre 1718 à Ste-Famille, io, Quebec 
Ignace Choret  né le 17 janvier 1655 à Quebec, Qc, décédé le 6 octobre 1701 à Hopital Hotel-Dieu de Quebec, Qc 
Pierre Choret  né le 17 janvier 1655 à Quebec, Qc, décédé le 27 juillet 1701 à Hopital Hotel-Dieu de Quebec, Qc 
( 10ème génération côté maternel )Jean Choret( 10ème génération côté maternel )  né le 24 novembre 1657 à Quebec, Qc, décédé le 6 juin 1699 à St-Pierre, io, Quebec 
Pierre le Jeune Choret  né le 21 janvier 1662 , décédé le 5 mai 1736  

Pierre Aufroy ; mariés le 25 août 1664 à Quebec, Qc

né ca 1635
décédé le 17 novembre 1700
Profession :
Fils de Pierre Aufroy et de Hilaire Milcent

Enfants avec le conjoint :



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