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 Magdeleine Després, Fille du Roy Quand la jeune Parisienne Magdeleine Després partit pour la Nouvelle-France en 1670, elle ne pensait sans doute pas qu’elle deviendrait la souche d’une abondante descendance aujourd’hui dispersée dans toute l’Amérique du Nord, particulièrement au Québec[1].  Arrêtons-nous quelques instants sur le parcours de vie de cette brave pionnière.   L’on sait bien que Magdeleine Després a émigré en Nouvelle-France en 1670 avec celles que l’on a appelées les Filles du Roy, mais l’on n’est pas encore parvenu à apprendre beaucoup sur ses origines en France.  Le peu que l’on en connaisse nous vient effectivement des archives canadiennes.  Le contrat de mariage de Magdeleine Després passé devant le notaire Becquet à Québec le 30 août 1670 et l’acte de son mariage le 15 septembre suivant à Ste-Famille de l’île d’Orléans nous apprennent seulement qu’elle est fille de François Després et de Magdeleine Legrand de la paroisse St-Sauveur, en la ville de Paris[2].  Or l’incendie qui a ravagé en mai 1871 l’Hôtel de ville et le Palais de justice de Paris a détruit les registres paroissiaux et d’état civil de Paris du XVIe au XIXe siècle qui s’y trouvaient, ce qui limite beaucoup aujourd’hui les recherches sur les  pionniers canadiens originaires de cette région.  Lors d’une enquête effectuée à l’été de 1983 par le chercheur et historien Yves Landry sur plusieurs Filles du Roy de la région parisienne, les recherches faites sur Magdeleine Després, notamment dans ce qui reste et ce qui a été reconstitué des registres de St-Sauveur de Paris, ne lui ont pas permis de découvrir quoi que ce soit sur sa naissance ou sa famille, comme sur celles de presque toutes les autres Filles du Roy originaires du secteur.  Il en déduit même qu’à moins d’avoir appartenu à l’élite sociale de Paris, ce qui n’était pas le cas de Magdeleine, il était pratiquement inutile de tenter d’autres recherches dans l’état civil parisien à leur sujet[3].  Aussi, devons-nous maintenant nous contenter de savoir qu’en 1670, au moment de l’immigration au Canada de Magdeleine, ses parents étaient paroissiens de St-Sauveur de Paris.  Cette église, qui se trouvait sur la rue St-Denis, au coin de St-Sauveur, dans le 2e arrondissement de Paris, n’existe plus depuis la fin du XVIIIe siècle, mais vis-à-vis le numéro civique 4 bis de l’actuelle rue St-Sauveur une borne informative en rappelle aujourd’hui le site et en raconte brièvement l’histoire[4].  Ce n’est pas sans difficulté que l’on peut établir le moment approximatif de la naissance de Magdeleine.  Rien ne semble plus pouvoir être retracé dans les archives parisiennes où sa naissance devrait normalement être notée, et on n’en retrouve pas ici de trace ni dans les documents de mariage et de décès de Magdeleine, ni dans quelqu’autre document, sauf en une seule occasion, au recensement nominal de 1681, où son âge est mentionné[5].  Bien que la précision de ce document laisse parfois à désirer, c’est présentement notre seule référence pour établir l’âge de Magdeleine.  De plus, à cause de la malformation du chiffre indiquant son âge sur l’original du recensement et du problème de lecture que cela pouvait entraîner, des gens non expérimentés de la paléographie du régime français y ont lu 28 ans, alors que les experts y lisent plutôt 25 ans[6].  Comme le recensement semble avoir été fait au cours de l’été de 1681, l’âge de 25 ans attribué à Madeleine la ferait naître, s’il est exact, en fin de 1655 ou au début de 1656 et devrait lui donner 14 ans, sinon à peine 15, au moment de sa traversée de l’Atlantique et de son mariage.   Par ailleurs, comme Magdeleine Després a pu signer d’une belle main d’écriture son contrat de mariage dès son arrivée à Québec, on peut soupçonner qu’elle avait pu bénéficier d’une certaine scolarité élémentaire avant son départ de Paris. Étant donné le jeune âge de Magdeleine, l’habitude des Filles du Roy de se marier tôt après leur arrivée et les dates de son contrat de mariage et de son mariage, on peut conclure que celle-ci a traversé l’Atlantique au cours de l’été de 1670.  Selon toute vraisemblance, elle faisait partie du contingent d’environ 120 filles, recrutées majoritairement en région parisienne, que la femme de confiance Élisabeth Étienne accompagnait en Nouvelle-France cette année-là et dont elle avait la responsabilité.  À la fin de mai ou au début de juin 1670, ce contingent se serait embarqué à Dieppe sur le navire le Saint-Jean-Baptiste, qui serait arrivé à Québec peu avant le milieu d’août de la même année[7].  C’est le 20 août 1670 que le notaire Becquet, préposé aux contrats de mariage des Filles du Roy de la région de Québec, signa le premier de tels contrats cette année-là, ce qui laisse entrevoir que le navire serait arrivé peu auparavant.  L’on ne connaîtra probablement jamais les raisons qui ont favorisé la venue de Magdeleine en Nouvelle-France, mais les filles qui se laissaient recruter pour un tel voyage savaient très bien que c’était pour s’y marier tôt après leur arrivée.  On leur faisait aussi miroiter un meilleur avenir.  À moins qu’il n’y ait eu dans la famille des problèmes ou conflits particuliers qui ne nous soient pas connus, il y a lieu de croire que tant elle que sa famille ont considéré qu’étant donné leur situation financière précaire dans un environnement difficile il y avait plus d’avenir pour elle dans le Nouveau Monde qu’en France et qu’il valait la peine de profiter du programme en vigueur de recrutement pour la Nouvelle-France proposé par l’administration royale.   L’on s’étonne peut-être aujourd’hui qu’on ait laissé une aussi jeune fille d’environ 14 ans quitter définitivement son milieu familial, qu’elle ne devrait plus revoir, pour aller s’établir pour le reste de ses jours loin des siens au delà de l’Atlantique.  Il faut toutefois se rappeler qu’à l’époque les femmes se mariaient souvent très jeunes, surtout dans les milieux défavorisés, que Magdeleine ne partait pas seule mais avec un groupe d’autres jeunes femmes comme elle, que l’expédition faisait partie d’un programme gouvernemental, et qu’une espèce de matrone accompagnait et surveillait ces femmes de près depuis leur départ de Paris jusqu’au moment de leur mariage.  Selon une vérification sommaire de l’âge des Filles du Roy arrivées en 1670, au moins quatre, dont Magdeleine, auraient eu environ 14 ans, huit 15 ans, deux 16 ans et six 17 ans.  Magdeleine Després était certes parmi les plus jeunes du contingent, mais pas la seule[8].   On ne saura jamais si à son arrivée à Québec ce fut Nicolas Audet dit Lapointe qui le premier remarqua Magdeleine parmi toutes ces jeunes femmes nouvellement arrivées et tenta d’attirer son attention ou si ce fut elle qui, dans le groupe des jeunes gens se cherchant impatiemment une compagne parmi les arrivantes, fut la première à tenter d’accaparer l’attention de cet homme de 33 ans qui était au pays depuis déjà sept ans et bien établi depuis trois ans sur une terre de l’île d’Orléans.  Ce que l’on sait cependant c’est que le samedi 30 août 1670, à peine deux à trois semaines après l’arrivée de Magdeleine, les deux se présentaient déjà, avec la matrone qui avait accompagné Magdeleine depuis Paris, chez le notaire Becquet de Québec pour signer un contrat de mariage[9].  Il y est spécialement noté que la future épouse apporte en mariage “la somme de cinquante livres que Sa Majesté luy a donnée en considération de son mariage”, et que les futurs se font donation mutuelle de tous leurs biens en cas du prédécès de l’un d’eux sans enfant procréé.   Deux semaines plus tard, le lundi 15 septembre 1670, Magdeleine et Nicolas s’épousaient à l’église de Ste-Famille de l’île d’Orléans en présence de Pierre Rondeau et de Mathurin Dubé, deux grands amis de longue date de Nicolas[10] qui deviendront par la suite parrains de leurs premiers enfants.  Le couple devait ensuite s’établir sur la terre que Nicolas s’était procuré trois ans plus tôt[11] à l’île d’Orléans et avait commencé à développer dans le secteur qui deviendra en 1679 la paroisse de St-Jean.  Comme la famille ne quitta jamais ce lieu, Magdeleine y passera le reste de ses jours, y élevant sa famille et aidant son mari sur la ferme. De son mariage avec Nicolas Audet dit Lapointe, Magdeleine Després mit au monde onze enfants, huit garçons et trois filles, entre 1671 et 1691[12].  Un premier Nicolas né le 21 septembre 1671 à Ste-Famille, île d’Orléans, devait décéder peu après sa naissance sans que l’on sache exactement quand, mais les dix autres se marièrent et lui donnèrent ensemble 94 petits-enfants, qu’elle n’a pas eu le bonheur de tous connaître, puisque plusieurs sont nés après son décès. Son deuxième enfant, Nicolas, né le 13 septembre 1672 à Ste-Famille, île d’Orléans, eut neuf enfants de son épouse Marie-Louise Chabot et décéda le 22 octobre 1751 à St-François-de-la-Rivière-du-Sud.  Pierre, son troisième enfant,   né le 22 juillet 1674 à Ste-Famille, île d’Orléans, eut neuf enfants de son épouse Marie Dumas et décéda le 14 mai 1715 à St-Jean, île d’Orléans.  Le suivant, appelé Jean-Baptiste, naquit le 17 novembre 1675 à Ste-Famille, île d’Orléans et eut onze enfants de son épouse Marie-Louise Godbout.  Il décéda le 12 novembre 1728 à St-Jean, île d’Orléans. Naquit ensuite la première fille, Madeleine, le 18 septembre 1677 aussi à Ste-Famille, île d’Orléans.  De son mariage avec Jean Pouliot elle donna naissance à neuf enfants et décéda le 8 novembre 1761 à St-Laurent, île d’Orléans.  Puis vint Joseph, né en octobre 1780 à St-Jean, île d’Orléans, qui eut sept enfants de son épouse Jeanne Pouliot et décéda entre janvier 1729 et mars 1732, alors résidant de St-Jean, île d’Orléans. La septième enfant est Marie, née le 28 août 1682 à St-Jean, île d’Orléans.  Mariée à Maurice Crépeau, elle lui donna douze enfants.  Elle décéda le 4 janvier 1775 à St-Pierre, île d’Orléans.  L’enfant subséquent est François, né le 10 avril 1684 à St-Jean, île d’Orléans. Son épouse Marguerite Bernard lui donna neuf enfants.  Il devait décéder à une date un peu postérieure à août 1751 qui ne nous est pas connue, alors qu’il résidait toujours à l’île d’Orléans. S’ensuivit Marguerite née le 10 décembre 1686 à St-Jean, île d’Orléans.  De son époux Louis Émery-Coderre elle eut deux enfants.  Elle décéda à l’Assomption le 5 juillet 1758.  L’avant-dernier des enfants, appelé Innocent, naquit le 16 avril 1689 à St-Jean, île d’Orléans, et eut 14 enfants de son épouse Geneviève Lemelin.  Il décéda le 5 février 1774 à Boucherville. Quant à son onzième et dernier enfant, Joachim dont l’acte ne naissance n’a pas été conservé, il serait né vers 1691, aussi à St-Jean, île d’Orléans.  Il a eu 12 enfants de son épouse Louise Roberge et décéda entre avril et octobre 1747, alors résidant de Boucherville. Au moment du décès de son mari à son domicile, le 9 décembre 1700, Magdeleine Després n’avait que 44 ou 45 ans et devait encore avoir ses six plus jeunes enfants à la maison.  Avec son mari elle avait déjà contribué à l’établissement des quatre aînés (Nicolas, Pierre, Jean-Baptiste et Madeleine), tous mariés à l’exception de Jean-Baptiste.  C’est son cinquième enfant vivant, Joseph, alors âgé de 20 ans, qui l’aida pendant quelques années à faire fonctionner la ferme familiale et à s’occuper plus particulièrement des trois plus jeunes enfants.  Sa fille Marie, âgée de 19 ans, se maria en février 1702 et son fils François, ayant déjà presque de 17 ans, était déjà assez mature.  Aussi, quand à l’automne de 1703 Joseph parla de mariage, Magdeleine a-t-elle convenu avec ses enfants majeurs et mariés qu’il fallait céder leurs droits d’héritier sur la terre familiale à Joseph pour l’aider à s’établir. Cela fut fait par deux contrats passés le 1er octobre 1703 devant le notaire Étienne Jacob, auxquels elle prit part et par lesquels Joseph s’engageait par ailleurs à prendre soin d’elle pour le reste de ses jours[13].  Après la transmission à son fils Joseph de la ferme familiale et le mariage de ce dernier à Jeanne Pouliot le 5 novembre 1703 à St-Laurent de l’île d’Orléans, Magdeleine Després vit arriver une nouvelle jeune femme dans sa maison.  Elle allait vivre les neuf dernières années de sa vie à côté de cette jeune bru qui allait graduellement la remplacer comme maîtresse de la maison.  Toutefois, en septembre 1706, probablement à l’instigation de son fils Joseph ou de ses autres enfants majeurs ou mariés, elle devra finaliser le règlement de la succession de son défunt mari.  Le 27 septembre de cette année-là, le notaire Étienne Jacob se présentait à la résidence pour faire l’inventaire et le partage de cette succession, et elle fut appelée, ainsi que sa bru Jeanne Pouliot, à montrer au notaire et aux estimateurs les biens à inventorier dans leur propriété[14].   L’année suivante, le 13 octobre 1707, la veuve Magdeleine Després fut encore invitée à se présenter devant le notaire Chambalon, à Québec cette fois, pour ratifier la revente sous seing privé que son époux Nicolas Audet avait faite avec profit, le 1er novembre 1695, d’une terre à La Durantaye qui lui avait été concédée par billet du seigneur de l’endroit le 12 juin 1693[15].  Elle eut ensuite le bonheur d’assister au mariage de trois autres de ses enfants, soit à celui de Jean-Baptiste en avril 1708, à celui de François en juin 1709 et à celui d’Innocent en novembre 1710, puis de connaître de nouveaux petits-enfants. Vint toutefois le temps où Magdeleine Després allait devoir quitter les siens.  Après trois jours de maladie, elle décédait à sa résidence le 18 décembre 1712, munie de tous les sacrements de l’Église, et elle était inhumée le lendemain au cimetière de St-Jean, île d’Orléans, en présence de son fils Joseph et de ses gendres Maurice Crépeau et Jean Pouliot[16].  Son acte de sépulture ne donne pas son âge, mais si elle avait 25 ans au recensement de 1681, elle devait alors avoir environ 56 à 57 ans.      Au décès de Magdeleine, tous ses dix enfants demeuraient toujours à l’île d’Orléans, mais deux n’étaient pas encore mariés, soit son fils Joachim (21 ans) qui allait convoler en justes noces en 1716 et sa fille Marguerite (26 ans) qui ferait de même en 1722.  Il est vrai que quatre des dix enfants de Madeleine allaient finir par quitter l’île d’Orléans, mais seulement après le décès de leur mère.  Joachim et Marguerite le firent vers 1720 en se dirigeant vers Boucherville, Innocent vers 1739 en se rendant lui aussi à Boucherville, et Nicolas vers 1742 pour aller terminer ses vieux jours à St-François-de-la-Rivière-du-Sud (Montmagny).  C’est sur l’île d’Orléans où ils avaient demeuré toute leur vie que les six autres devaient décéder. Voilà, en quelques mots, la saga de la Fille du Roy Magdeleine Després. Guy St-Hilaire née ca 1655 à Paris, France
décédée le 18 décembre 1712 à St-Jean Ile d'Orleans, Quebec
Profession :
Numéro Sosa : 1809
Fille de Francois Despres et de Madeleine Legrand



Conjoints :
Nicholas Audet ; mariés le 15 septembre 1670 à Ste-Famille, io, Quebec

 NICOLAS AUDET dit Lapointe
Baptisé le 12 juillet 1637, Nicolas Audet, dit Lapointe est le fils d'Innocent Audet et de Vincente Reine, mariés le 13 février 1634, à Saint-Pierre-de-Maillé, commune du canton de Saint-Savin, située à près d'une cinquantaine de kilomètres de Poitiers, en Poitou, département actuel de la Vienne, en France.
Nicolas Audet arrive en Nouvelle-France, vers 1663 et semble avoir été pris en charge par Mgr. De Laval qui le confirme le 23 mars 1664, à Québec. Pendant plus de 4 ans, Nicolas Audet travaille au service des autres et gagne ses épaulettes. Au recensement de 1666, nous le trouvons travaillant dans la ferme de l'évêque, à St-Joachim près du Cap Tourmente. Deux ans plus tard, en 1668, il occupe la charge de portier à l'évêché et château seigneurial de Québec.
Le portier Audet décide de devenir colon, à l'île d'Orléans après avoir obtenu une concession de Mgr. De Laval, trois arpents de terre de front sur le fleuve. Son lot se trouve d'abord dans la grande paroisse de Ste-Famille et plus tarddans celle de St-Jean.
Nicolas fréquente Madeleine Després qui a 14 ans, et qui est sous la protection du roi de France. Elle sait signer et lors de la signature du contrat de mariage devant le notaire Romain Becquet, signé le 30 août 1670, elle se dit fille deFrançois Després et de Magdeleine LeGrand, de la paroisse de St-Sauveur de Paris.
De leur mariage, célébré le 15 septembre 1670, à Ste-Famille de l'île d'Orléans, douze enfants sont nés, dont deux fils nous intéressent particulièrement.
Le premier, sixième enfant de la famille, Joseph Audet, né vers 1678, à Ste-Famille, s'est marié à St-Laurent, Î.O., le 5 novembre 1703, à Jeanne Pouliot, fille de Charles Pouliot < et de Françoise Meunier . à la troisième génération, Joseph Audet-Lapointe épouse en 1725, Marie-Charlotte Jahan . Pierre, prend à la génération suivante, le patronyme Lapointe. Il épouse en 1764, Madeleine Bouchard .
Le deuxième fils de l'ancêtre Nicolas, neuvième enfant de la famille, François Audet est baptisé le 12 avril 1684, à St-Jean, à cause de la division de la paroisse de Ste-Famille. François épouse le 3 juin 1709, Marguerite Bernard, fille d'André Bernard et de Marie Giton. Leur fils François, garde à la troisième génération, le nom Audet. Il épouse en 1736, Madeleine Baillargeon, fille de Jean Baillargeon et de Marie Denis . Leur fille, Marie Audet épouse en1763, Jean Leclerc.
Lors du recensement de 1681, l'ancêtre Nicolas a 15 arpents qui sont défrichés, 6 bêtes à cornes et 1 fusil. Il a 59 ans, lorsque la fin sonne et on l'inhume le 10 décembre 1700, au cimetière de St-Jean de l'île d'Orléans. Quand à Madeleine Després, elle passe ses biens le 1er octobre 1703, à son fils Joseph, en vertu d'une donation et d'une cession des héritiers. Elle survit douze ans à son mari. à sa mort, âgée de 56 ans, survenue le 19 décembre 1712, elle estenterrée au même cimetière que son époux.
Leurs fils répandent le nom et le surnom de leur père, Lapointe devient patronyme, sans qu'on ne puisse jamais expliquer comment il est venu s'accoler au nom des Audet. Parmi les colons arrivés au pays et établis dans la paroisse de la Sainte-Famille de l'Île d'Orléans, entre 1660 et 1668, se trouve le premier ancêtre de la majorité des Audet dit Lapointe
La première mention de Nicolas Audet en ce pays figure dans le registre des confirmations de l'archevêché de Québec en date du 23 mars 1664. Dès son arrivée, il entre au service de Monseigneur de Laval. Travaillant d'abord à la ferme du Cap-Tourmente, tel que spécifié dans le recensement de 1666, il devient par la suite portier pour ce dernier à l'évêché de Québec, comme indiqué dans un acte notarié passé devant le notaire Duquet, le 13 octobre 1668. Entre-temps,le 22 juin 1667, devant le notaire Vachon, Monseigneur de Laval lui avait concédé une terre dans sa seigneurie de l'Île d'Orléans, du coté sud de la dite île, paroisse de Saint-Jean.
Voici un extrait de l'acte notarié de cession :
" A tous ceux que ces présentes lettres verront, François de Laval, par la grâce de Dieu et du Saint Siège évêque de Petrée vicaire apostolique en la Nouvelle-France nommé de par le Roi premier évêque dudit pays, Salut. Savoir faisons que par devant Paul Vachon notaire et procureur fiscal de l'Isle d'Orléans et tesmoins soussignés avons reconnu et confessé avoir donné & concédé, donnons et concédons par les présentes à titres de cens et rentes seigneuriales comme en qualité de seigneur de Beaupré & de l'Isle d'Orléans à Nicolas Audet dit Lapointe à ce présent & acceptant le nombre de trois arpents de terre de front sur le fleuve St-Laurent au passage du sud à prendre dans la d'île d'Orléans tenant d'un costé à Guy Boivin dit St-Martin, d'autre costé à Robert Boylay par devant, sur le fleuve par derrière sur la route qui traverse l'ile de pointe en pointe la concession faite au dit Audet à la charge de s'y établir en avoir feu et lieu ou autre pour luy dans un an de ce jour pour en cultiver les terres moyennant que le dit Audet s'est obligé de payer par chacun an, jour et feste de St-Martin dhyver pour chacun arpent de terre de front sur le fleuve la sommede vingt sols tournois de rente foncière de bail d'héritage et non rachetable, d'onze deniers de cens pour chacun des d'arpents de terre de front seulement & pour la dite concession trois chapons vifs ou trente sols tournois pour chacun les dits chapons au choix des dit seigneurs le tout par chacun an payable au lieu seigneurial du domaine de la dite seigneurie ou autre que bon semblera aux dits seigneurs luy indiqué à commencer de payer tel cens de rentes dans l'année prochaine que l'on comptera mil six cent soixante et huit ... "
Nicolas tomba gravement malade et fut hospitalisé à l'HÔTEL-DIEU de Québec du 13 août au 26 septembre 1689 pour une période de 45 jours consécutifs. Le 2 août 1696, il se porte acquéreur d'une autre concession de trois (3) arpents defront, à quelque distance à l'ouest de la sienne, et le 2 août 1698 il la cédait à son fils Jean-Baptiste.
Lors du recensement de 1681, on y apprend que Nicolas a déjà défriché 15 arpents et possède six (6) bestiaux et un fusil, utile pour l'approvisionnement autant que pour la défense du foyer; Nicolas est dit âgé de 40 ans et sa femme de25 ans. Lors de l'inventaire de ses biens dressé le 27 décembre 1707, 75 arpents sont en valeur, la maison presque neuve mesure 24 sur 18 pieds, avec grange et étable.
Au cours de l'été 1670, arrive un contingent de filles du Roi; Nicolas fait la connaissance de Madeleine Després, fille de François Després et Madeleine Legrand, native de Paris. Le contrat de mariage est signé le 30 août 1670 chez lenotaire Becquet en présence de Anne Gagnier, veuve de Jean Bourdon, protectrice de ces jeunes filles. On y précise que la fiancée apporte des biens estimés à 200 livres ainsi qu'une dot du Roi de 50 livres; le mariage est célébré le 15septembre suivant en l'église de Sainte-Famille de l'Île d'Orléans (celle de St-Jean n'existait pas encore). De cette union naîtront onze (11) enfants dont dix parviendront à l'âge adulte.
A son contrat de mariage, le 30 août 1670, il est qualifié "habitant demeurant en l'Isle d'Orléans". En regardant de près ce contrat de mariage, on peut y trouver quelques indications sur le niveau de scolarité des époux. Alors que la belle signature apposée au bas du contrat par Madeleine Després peut laisser croire qu'elle possédait une assez bonne instruction pour son âge (environ 14 ans) Nicolas Audet y déclarait clairement qu'il ne savait ni écrire, ni signer.
Le patriarche Nicolas rend l'âme le 9 décembre 1700 et est inhumé le 10 dans la paroisse de St-Jean de l'Ile d'Orléans; son épouse Madeleine décède le 18 décembre 1712 et est inhumée le 19 dans la paroisse de St-Jean de l'Ile d'Orléans.
(Ces notes sur Nicolas Audet proviennent de recherches effectuées par Sylvie Tremblay, m.g.a., dans le cadre de l'émission "Tournée d'Amérique", saison 1995-96)
Acte de mariage de Nicolas Audet et Madeleine Després (le 15 septembre 1670)
"Le quinze de septembre gbjeLxx Nicolas Odet fils d'Innocent Odet et de défunte Vincente Reine de St-Pierre du Moli diocèse de Poitiers a été marié avec Madeleine Després fille de François Després et de Madeleine Legrand de St-Sauveurde la ville et diocèse de Paris
en présence de Pierre Rondeau et de Mathurin Dubé tesmoins (signé)" Morel prêtre missionnaire
Contrat de mariage de Nicolas Audet et Madeleine Després (le 30 août 1670)
"Par Romain Becquet, notaire royal, furent présents en leurs personnes Nicolas Audet, habitant demeurant en l'Isle d'Orléans, fils de Innocent Audet et de défunte Vincente Sayne, ses père et mère de la paroisse de Saint-Pierre de Maulay,Évêché de Poitiers, d'une part; et Magdeleine Després, fille de François Després et de Magdeleine Le Grand, ses père et mère, de la paroisse de Saint-Sauveur, en la ville de Paris, archevêché du dit lieu, d'autre part. Lesquels, deleur gré et volonté et du consentement de leurs parents et amis, pour ce assemblés, à savoir: Dame Anne Gagnier, veuve de feu maître Jean Bourdon, vivant, écuyer, seigneur de Saint-Jean et de Saint-François, procureur général au Conseil Souverain de ce pays, et de Mademoiselle Elizabeth Etienne, ont fait les accords et promesses de mariage qui en suivent. C'est à savoir, que le dit Audet a promis et promet prendre pour sa femme, légitime épouse, la dite Després, comme aussi elle promet prendre pour son mari et légitime époux, le dit Audet, icelui mariage faire solenniser, devant notre Mère Ste-Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, le plus tôt que faire se pourra, et qu'il sera avisé et délibâeré, entre eux, leurs parents et amis, si Dieu, comme notre Mère la Ste-Eglise, y consentent et accordent, pour être les dits futurs et conjoints uns et communs, en tous biens, meubles acquêts et conquêts, immeubles, du jour de leurs épousailles à l'advenir, suivant la coutume de Paris. Ne seront, les dits futurs conjoints, tenus aux dettes, l'un de l'autre, faites et créées avant le futur mariage arrivé, si aucune y a, seront payés et acquittées, par celui qui les aura faites et créées sur son bien. Sera douée, la dite future épouse, du douaire coutumier ou de la somme de deux cents livres, de douaire préfixe, pour une fois payé, et ce, au choix de la dite future épouse, icelui douaire, à prendreet avoir, sur le plus beau et le plus clair des biens du dit futur époux, qui y en a, dès à présent, chargé et hypothéqué, et a, le dit futur époux, pris la dite future épouse avec tous ses droits, noms, raisons et actions qu'elle ace présent, et qui lui pourront échoir, ci-après, tant par succession, donation, qu'autrement, et en outre, le dit futur époux a reconnu et confessé que la dite future épouse lui a apporté, en la communauté, la somme de deux cents livres, dont la moitié entrera en la communauté, et l'autre moitié lui sortira, nature propre, à elle et aux biens de son coté et ligne, et en outre, la somme de cinquante livres, que Sa Majesté lui a donné, en considération de son mariage, qui lui sortiront aussi nature de propre, à elle et aux siens, de son coté et ligne. Et, arrivant dissolution du dit futur mariage sans enfants procréés d'icelui, les dits futurs conjoints se sont fait et font donation, l'un de l'autre, entrevifs, en la meilleure forme et manière que donation puisse avoir lieu, porter effet, en tout son contenu, de tous et chacun les biens meubles acquêts et conquêts, immeubles, qui leur pourront appartenir, au jour du trépas du premier mourant, sans aucune chose en réserver ni retenir, pour par le survivant du tout, faire jouir et disposer, ainsi que bon lui semblera, au moyen des présentes et pour faire insinuer ces dites présentes, partout ou il appartiendra, dansquatre mois d'aujourd'hui, suivant l'ordonnance. les dits futurs conjoints ont nommé et élu, pour leur procureur général et spécial, le porteur des présentes, auquel il donne pouvoir de ce faire, et d'en acquérir acte. Car ainsi etc... promettant et obligeant et renonçant et fait et passé au dit Québec, étude du dit notaire, l'an mil six cent-soixante-dix, le trentième jour d'août, en présence de Jean-Bte Goffet et de Jacques Bouchard, demeurant au dit Québec. Témoins qui ont signé à ces présentes avec la dite future épouse, amis et notaire, et a le dit futur conjoint déclaré ne savoir écrire,"
(Signés) Magdeleine Després, Etienne Goffet, Anne Gagnier, Gilles Dutartre-Becquet, notaire Il travaille sur la terre de l\'éveque Beaupré.

(CT 30-08 Becquet) avec Madeleine Després

Selon le Fichier Origine, il est né à Maulais (Deux-Sèvres) France et baptisé à la paroisse St-Pierre, le tout le 12 juillet 1637. (Claude Fontaine)

Son père Innocent est né le 26-03-1614 à Taizé (Notre-Dame), et sa mère Vincende est inhumée à Maulais le 06-10-1644 à l\'âge de 35 ans. Deux soeurs et un frère sont baptisés à Maulais (St-Pierre) : Émérence, le 22-11-1634 ; René, le 04-01-1641 et Cibille, le 01-10-1644. Ses grands-parents paternels sont Jehan Audet, meunier à Maranzay, et Andrée Barreau. Ses grand-parents maternels sont tous deux inhumés à Maulais, Pierre Roy le 27-06-1643 (65 ans) et Perrine Boutin le 23 août 1631 (50 ans). Une plaque commémorative a été apposée dans l\'église de Maulais le 4 octobre 1992. (Fichier Origine)
  né le 12 juillet 1637 à Maulais,commune de Taize,France
décédé le 9 décembre 1700 à St-Jean Ile d'Orleans, Quebec (âge : 63 ans et 4 mois)
Profession : Serviteur de Mgr de Laval
Numéro Sosa : 1808
Fils de Innocent Audet et de Vincente Roy

Enfants avec le conjoint :
Francois Audet  né le 10 avril 1684 à St-Jean Ile d'Orleans, QuebecProblème sur le rang
Marie Audet Problème sur le rang
( 10ème génération côté maternel )Nicholas Audet( 10ème génération côté maternel )  né le 13 septembre 1672 à Ste-Famille, io, Quebec, décédé le 22 octobre 1751 à St-Francois du Sud, QcProblème sur le rang
Madeleine Audet  née le 18 septembre 1677 à St-Jean Ile d'Orleans, Quebec, décédée le 8 novembre 1761 à St-Laurent, io, QuebecProblème sur le rang
( 10ème génération côté maternel )Joseph Audet( 10ème génération côté maternel )  né ca 1678 , décédé ca 1733 Problème sur le rang



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