Elisabeth Chauvin

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née ca 1601
décédée le 14 février 1646 à Charente Maritime, France (âge : 45 ans)
Profession :
Numéro Sosa : 7025
Fille de Jean Chauvin   et de Marie Malrose



Conjoints 1 :
Nicholas Plante ; unis  à

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Note :

Dans le fichier lnformatisé de notre généalogiste compilateur Paul A. Plante, 87% des Plante descendent de Jean. Son Importance au sein de notre association nous amène à lui accorder la priorité dans notre chronique historique et généalogique.
L\'origine en France de cet ancêtre n\'offre pas de difficulté particulière du point de vue recherche généalogique, en ce sens que nous connaissons les noms de ses parents en France et l\'endroit où il demeurait lors de son départ pour laNouvelle-France, ce qui est le point d\'arrêt d\'une généalogie ascendante standard.
Nous n\'avons pas pour autant d\'idée précise sur l\'endroit où cette famille demeurait au début du XVIle siècle. C\'est d\'ailleurs le cas pour la plupart de nos ancêtres. L\'histoire de la famille s\'étant donc perdue dans la nuit des temps, elle ouvre la discussion sur diverses hypothèses que l\'on ne peut pas facilement vérifier. Aussi, nous allons nous en tenir aux données connues.
Nés respectivement vers 1587 et 1601, ce qui leur donnerait une différence d\'âge de 14 ans, Nicolas Plante et Elisabeth Chauvin s\'étaient mariés vers 1620. Ils eurent au moins deux enfants. Jean, né vers 1621 et Jacques, né vers 1636.Nous ignorons tout de l\'occupation de Nicolas, de même que des déplacements du couple et de ses enfants.
Nous les retrouvons de façon précise en 1646 dans le bourg de Laleu (paroisse St-Pierre), faubourg et de l\'évêché de La Rochelle, dans la province de l\'Aunis, en France. Connu plus tard sous le nom de Laleu-La Pallice, ce bourg est maintenant Incorporé à la ville de La Rochelle, là où se trouve l\'aéroport de cette ville.
Depuis quand étaient-ils à Laleu? En feuilletant les registres de St-Pierre de Laleu, on retrouve en date du 22 janvier 1636 la sépulture d\'un Pierre Plante dont les parents ne sont pas identifiés dans l\'acte. De même, pour un autre Pierre Plante né vers 1636 et décédé le 7 mars 1656, le registre ne mentionne pas les noms des parents.
Revenons à Laleu, en l\'année 1646. Agée d\'environ 45 ans, Elisabeth Chauvin décédait le 14 février 1646. Son époux, Nicolas Plante, ne lui survécut que pour peu de temps, étant décédé le 21 mai 1647, à l\'âge d\'environ 60 ans.
Il y a tout lieu de supposer et de croire que c\'est après ces deux décès que Jean Plante, maintenant sur la fin de la vingtaine, aurait émigré en Nouvelle-France.
à cette époque, l\'administration de la Nouvelle-France avait été confiée à là Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle-France, société fondée en 1627 et regroupant des personnalités (hauts fonctionnaires, marchandset bourgeois bailleurs de fonds) vivant en France et intéressées par le développement de la colonie. En retour de privilèges dont elle jouissait, la compagnie devait à chaque année amener de France un certain nombre de colons et artisans(et leur famille, le cas échéant) et voir à leur subsistance durant une période de trois ans. De leur côté, les Immigrants s\'engageaient à demeurer dans la colonie durant ces trois ans. Celui qui au point de départ avait la formationd\'un agriculteur pouvait s\'établir à titre d\'habitant. On lui concédait une terre, mais son titre de concession ne lui était accordé qu\'à la fin de cette période de trois ans. Celui qui n\'était pas un artisan et qui voulait plutôtdevenir agriculteur, mais qui n\'en avait pas les qualifications, était engagé (un apprenti-colon) pour une période de trois ans au service des colons propriétaires. à la fin de cet engagement, il pouvait retourner en France ou se fixer comme habitant. Pour toutes sortes de raisons, la Compagnie des Cent Associés s\'est avérée à peu près inopérante. Pour remédier à cette grave lacune, des représentants des colons devant la Compagnie des Cent Associés fondèrent en 16,45 une nouvelle compagnie, la Compagnie des Habitants, qui prit en charge une partie de l\'administration de la colonie, ce qui permit une certaine progression.
C\'est dans ce contexte que Jean Plante arriva dans la région de Québec avant le 1er septembre 1650, date de son mariage et de sa première mention au pays. Pour ce qui est de la date précise de son arrivée au pays, nous croyons qu\'il restera toujours Impossible de la déterminer. Si on exclut l\'année 1650, vu que les bateaux qui auraient pu assurer sa traversée sont arrivés au port les 10 et 14 juillet, nous sommes d\'avis que l\'année 1649 serait appropriée, vu qu\'il reçut son titre de concession en 1652 (trois ans plus tard). Toutefois, cette date demeure hypothétique, de même que toute autre qui pourrait être avancée.
Ce mariage, Inscrit dans le registre de Notre-Dame de Québec, fut célébré à Château-Richer, dans la maison de son beau-père, Marin Boucher. Agé de 29 ans, si l\'on se base sur la date déclarée à son décès, Jean Plante épousait Françoise Boucher qui avait à peine 14 ans. Nous ne savons rien de ses caractéristiques physiques. Tout au plus, nous savons qu\'il déclarait ne pouvoir signer lorsqu\'il était partie ou témoin à un acte officiel.
Jean Plante et Françoise Boucher se fixèrent à Château-Richer. Cette localité située dans la Seigneurie de Beaupré, Immédiatement au sud-ouest de Ste-Anne de Beaupré, n\'en était encore qu\'à ses débuts, sans église et sans village. L\'endroit était colonisé depuis le début des années 1640 et était grandement exposé au péril Iroquois, comme la suite le fera voir.
Située à une vingtaine de milles de la Ville de Québec, la localité de Château-Richer en était séparée par celles de Beauport et de l\'Ange-Gardien. Avec celle qui l\'avoisinait du côté nord-est. Ste-Anne de Beaupré, et celle du côté sud-ouest l\'Ange-Gardien, Château-Richer faisait partie de la Seigneurie de Beaupré dont la limite au sud-ouest était la chute Montmorency. Une seigneurie ayant été ouverte à la colonisation depuis le début des années 1640, RobertGiffard y avait amené un certain nombre de colons. Cette section de la côte faisait face à l\'île d\'Orléans dont le développement, tout en étant simultané, était par les nombreux échanges de terres et les rapports familiaux, intimement lié à celui de la côte.
Ce secteur de la rive du St-Laurent est un plateau surplombant une zone basse en bordure du fleuve de laquelle il est séparé par une terrasse ou coteau bien marqué. Dans certaines sections de la côte de Beaupré, le chemin royal se retrouvait à l\'époque tantôt sur le dessus du coteau et tantôt suivait le pied de cette terrasse. à Château-Richer, à l\'exception du village qui s\'était développé sur un replat intermédiaire, la route se retrouvait au bas. Les habitations disposées en bordure de la route se blottissaient au pied de cette terrasse pour se parer des vents.
Château-Richer comptait parmi ses colons Marin Boucher, maçon originaire de Mortagne, au Perche. Ce dernier avait immigré en Nouvelle-France vers 1634 avec sa deuxième épouse, Perine MaIlet, son fils François, âgé de 16 ans et issu deson premier mariage avec Julienne Baril et deux enfants Issus de ce deuxième mariage : Louis-Marin, âgé de 4 ans et Jean-Galeran, âgé d\'un an au moment où Il s\'établissait à Château-Richer (vers 1646)
Marin Boucher formait avec sa femme et ses enfants une famille de 9 personnes.
à peu près à l\'époque de son mariage (1er septembre 1650), Jean Plante prit en concession une terre de 6 arpents de front prenant par devant au fleuve St-Laurent et allant sur une profondeur de 1 ½ lieue. Cette terre était située du côté nord-est de l\'actuel village de Château-Richer, il se construisit une maison en bois, de dimensions modestes, ainsi qu\'une autre bâtisse servant de grange-étable.
Lorsqu\'on circule sur l\'avenue Royale, au nord-est du village, on rencontre une enseigne Indiquant Terre de Jean Plante concédée en 1652. On est alors sur la terre en question. Il s\'y trouve un grand nombre de maisons actuellement dont uneen pierre portant le numéro civique 8294, avenue Royale et construite en 1869-1871. Cette maison n\'a aucun lien avec la famille. Quant à l\'emplacement exact de la maison de Jean Plante, Il est évidemment Impossible de le localiser d\'un côté ou de l\'autre de ce chemin. Tout au plus, on peut affirmer quelle se trouvait sur la partie sud-ouest de la terre, soit à environ 2 arpents de la ligne sud-ouest.
Le 10 décembre 1652, Jean Plante vendit une partie de sa terre à son voisin Urbain Baudry dit La marche, soit 1 arpent et 2 perches de front sur toute la profondeur de la terre, à prendre du côté nord-est. C\'est donc sur le reste de sa terre, soit les autres 4 arpents et 8 perches que Jean Plante avait sa maison dans laquelle Il continua à demeurer et où Il eut ses deux premiers enfants: Claude, né en janvier 1633 et Marie-Françoise, née en janvier 1655.
On était à l\'époque des guerres iroquoises et chose étonnante. malgré qu\'ils fussent établis dans larégion du lac George, les Agniers, formant la tribu Iroquoise qui voulait reprendra le contrôle de la valléedu St-Laurent faisaient des incursions dévastatrices et meurtrières jusque dans la région de Québec. Lasituation devint bientôt intenable. Les agriculteurs ne pouvaient travailler dans les champs à mois d\'êtreregroupés et de s\'assurer une surveillance mutuelle. Le gouvernement de l\'époque envisagea lesmesures qui s\'imposaient, notamment en incitant les gens à regrouper leurs habitations. C\'est la solution que retint la famille Boucher
Par diverses transactions, dont des actes de concession. Marin Boucher avait acquis un domaine suffisamment vaste pour y établir plusieurs familles. Sa terre, d\'une largeur de 8 arpents et 6 perches sur une profondeur de 1 1/2 lieue, étaitsituée du côté sud-ouest de l\'actuel village de Château-Richer. Pour suivre les recommandations du gouvernement Marin Boucher subdivisa sa terre en quatre parties à peu près égales.
Les deux premiers arpents du côté nord-est furent réservés pour son plus jeune fils, Guillaume Les 2 arpents et 6 perches suivants, en allant du côté sud-ouest restèrent la propriété de Marin Boucher où Il avait son habitation. Lesdeux arpents suivants furent cédés au printemps de 1655 à Jean Plante et à Françoise Boucher et devint en quelque sorte, comme nous le verrons plus loin, la véritable terre des Plante de Château-Richer. Finalement, les deux derniersarpents, toujours en allant du côté sud-ouest, furent cédés à son fils Jean-Galeran Boucher.
Jean Plante vint donc se fixer sur ou à proximité de sa nouvelle terre. Lorsqu\'on circule sur l\'avenue Royale ou sur la route 138 dans le secteur situé au sud-ouest du village de Château-Richer, on peut repérer facilement cette deuxième. terre de Jean Plante. puisque la partie nord-est du nouveau cimetière de cette paroisse se trouve érigé sur cette terre. tel que le montre le plan présenté ci-avant. Jean Plante vendit alors le reste de sa première terre (4 arpents et8 perches de front) à un nommé Robert Anest. L\'acte confirmant cette transaction fut passé le 31 mai 1655.
Pour mettre en application les recommandations du gouvernement Marin Boucher détacha de la terre qui lui restait trois petits emplacements à côté de sa demeure, sur lesquels chacun devait se construire une maison. On avait donc une petiteagglomération de trois maisons : celle de Marin Boucher qui allait passer plus tard entre les mains de son fils Guillaume, celle de Jean Plante (emplacement de 8 perches en superficie) et celle de Jean-Galeran Boucher (emplacement de 7 1/2perches en superficie). Quant à l\'emplacement de 8 perches en superficie réservé à Guillaume Boucher, vu qu\'étant né en 1647, Il n\'avait qu\'une quinzaine d\'années à cette époque, ce dernier ne s\'est pas construit de maison sur son emplacement et a plutôt demeuré avec ses parents. D\'ailleurs. son père est décédé en 1671, soit un an avant son mariage.
L\'emplacement de Jean Plante avait une largeur de 6 perches et s\'étendait depuis le chemin royal en allant vers le coteau sur une profondeur d\'un peu plus d\'une perche. Dans l\'autre direction, l\'emplacement commençait au jardin de Marin Boucher et se terminait vers le nord-est au pignon de la maison de Jean Plante.
Non loin de la limite nord-est du domaine de Marin Boucher, près de la cour environnant sa maison. coulait un petit ruisseau (aujourd\'hui appelé ruisseau à Prémont), dam lequel les familles allaient puiser de l\'eau. marin Boucher avait autorisé expressément Jean Plante à s\'y approvisionner. Vis-à-vis la terre de Jean Plante, le coteau étant très escarpé, pour l\'accommoder, Marin Boucher accorda à son gendre un chemin pour pouvoir se rendre plus aisément sur la partiede sa terre située au-dessus de ce coteau.
Avant même d\'avoir légalement la possession de son petit emplacement Jean Plante s\'y construisit une maison de 16 pieds par 22 pieds en bois, structure en colombages. Quant à la grange-étable construite sur sa première terre et dont il s\'était réservé la propriété, il la reconstruisit sur la terre de 2 arpents que lui avait cédée Marin Boucher. C\'est donc dans cette maison construite sur le petit emplacement que Jean Plante éleva sa famille.
à l\'époque où il élevait sa famille dans sa petite maison de 16 pieds par 22 pieds construite sur l\'emplacement qu\'il détenait sur la terre de son beau-père, Jean Plante exploita sa terre qui ne constituait peut-être pas sa principalesource de revenus. Deux recensements effectués en 1666et 1667 nous apprennent peu de choses sur l\'état de son établissement.
Peu de temps après (vers 1670), survint le décès de Marin Boucher, Jean Plante devint alors plus autonome et fit l\'acquisition d\'une partie des biens et de la terre de son défunt beau-père.
Le recensement de 1681 nous renseigne un peu plus: Il possède un fusil, 4 bêtes à cornes et 20 arpents en valeur.
Le 29 mars 1677, Jean Plante signe devant notaire une reconnaissance de dettes à Jean Picart marchand de Ste-Anne-de-Beaupré. Cette transaction peut laisser supposer que Jean Plante s\'adonnait au commerce et qu\'au début, l\'agriculture n\'était pas sa principale occupation.
En 1662, Jean Plante reçut en concession une terre de trois arpents de largeur, dans la paroisse de Ste Famille, île d\'Orléans, en face de Château-Richer. Il la donna à son fils aîné, Claude, en 1675, pour lui permettre de s\'établir.
Six de ses huit garçons allèrent s\'établir à l\'île d\'Orléans.
1- Claude Plante, marié en 1678, établi sur la terre No 59 (Ste-F\'amille) (3300 - 3309, chemin Royal)
2. Georges Plante, marié en 1685, établi sur la terre No 27 (St-Jean) (2695 - 2738, chemin Royal)
3- Jean Plante, marié en 1687, établi sur la terre No 25 (St-Jean) (2795 - 2810, chemin Royal)
4- Thomas Plante, marié en 1687, établi sur la terre No 12 (St-Jean) (3432 - 3444, chemin Royal)
5- Pierre Plante, marié en 1691, établi sur la terre No 11 (St-Jean) (3492, chemin Royal)
6- Jacques Plante, marié en 1 686, établi sur la terre No 23S (St-François) (500 - 509, chemin Royal)
Alors que Claude est seul du côté nord de l\'île d\'Orléans, les cinq autres fils demeurent relativement près les uns des autres, notamment Thomas et Pierre qui sont voisins.
Vient ensuite la destinée des deux autres plus jeunes fils de I\'ancêtre : François, né en 1668 et Joseph, né en 1674.
Joseph demeura célibataire et passa sa vie sur la terre ancestrale. Il est décédé en 1730, à l\'âge de 55 ans. on pourrait supposer qu\'il avait quelque infirmité qui l\'aurait empêché de s\'établir comme les autres. Si c\'est le cas, cene serait pas une déficience mentale, puisque tout au long de sa vie, Il assiste comme témoin à des actes religieux (baptêmes et sépultures).
François fut choisi pour succéder à son père sur le bien paternel. A cette époque, la loi était ainsi faite que les enfants, même du vivant des parents, pouvaient prétendre à une part dans ce patrimoine.
Le 22 février 1694, Jean Plante et Françoise Boucher, respectivement âgés de 73 et 58 ans, firent assembler en leur maison tous leurs enfants, en présence du notaire Etienne Jacob, pour disposer de leurs biens en faveur de leur fils François. Leur terre, formée des deux arpents que Marin Boucher leur avait cédés en 1655, avait maintenant trois arpents de front en conséquence des transactions quels avaient faites avec les héritiers de Marin Boucher. Toutefois, la famille habitait encore la petite maison de 16 pieds par 22 construite sur l\'emplacement enclavé dans la terre de Marin Boucher.
Le contrat contient les clauses habituelles que l\'on retrouvait à cette époque dans une donation le donataire (François) s\'engageait à loger, chauffer et nourrir les donateurs.
En considération des engagements que prenait François envers ses parents, ses frères et soeurs approuvèrent la donation et renoncèrent à leurs droits dans les successions futures de leurs parents, moyennant toutefois le paiement d\'une somme d\'argent à chacun d\'eux. Néanmoins, François se chargeait de garder avec lui Louise et Joseph, encore mineurs.
Le bas de l\'acte notarié contient quelques signatures qui nous apprennent que Thomas, Pierre et avaient appris à signer leur nom en lettres détachées, tandis que Jean signant d\'une écriture cursive, avec paraphe. Ce dernier savait probablement lire et écrire.
Signatures de quelques Plante sur l\'acte de donation de 1694
Peu de temps après (le 26 octobre 1694), François Plante épousa M.-Louise Bérard dont le père, Gabriel Bérard, d\'abord fixé dans la région de Berthier, puis dans la région de Québec, s\'était adonné au commerce des fourrures. Ce dernier jouera un rôle de premier ordre lorsque viendra le temps pour les enfants de François de se fixer, comme nous le verrons plus loin dans cette histoire des Plante de Château-Richer.
Après lui avoir donné trois enfants : (Jean, né en 1695, Joseph, né en 1697 et François, né en 1698), M. Louise Bérard décédait en mai 1699, à l\'âge de 25 ans. François Plante se remaria le 25 octobre 1700 à Marie Anne Coignac, originaire de Boucherville, qui lui donna douze enfants, dont huit survécurent et s\'établirent.
Les guerres Iroquoises ayant pris fin en 1701, avec la signature d\'un traité de paix, François Plante décida de se construire une maison directement sur sa terre. S\'inspirant des habitations cossues et confortables des environs, en particulier de l\'île d\'Orléans, il opta pour une maison en pierre. Mesurant 20 pieds de largeur par 40 pieds de longueur, elle était probablement divisée en deux parties par un mur de refend.
Maison de 1Îlle d\'Orléans à laquelle pouvait ressembler
la maison de pierre de François Plante
Une fois la maison terminée, François Plante vendit l\'ancienne petite maison avec l\'emplacement, le 7 juillet 1704, à un cordonnier du nom de Pierre Bail dit Labonté. Il se fit construire, également en pierre, une écurie de 12 pieds par20 pieds et une étable de 30 pieds par 20 pieds.
Les deux événements dignes de mention pour cette période dans la vie des Plante de Château-Richer sont les décès des parents: Jean Plante est décédé le 29 mars 1706. à l\'âge de 84 ans, tandis que c\'est à l\'âge de 74 ans que son âepouse, Françoise Boucher, quitta ce monde, le 18 avril 1711.
Lorsque vint le temps pour les enfants de François de s\'établir à leur tour, l\'oncle Gabriel Bérard, frère de la défunte Louise Bérard, les incita à le faire dans la région des lies de Sorel. Établi sur l\'île St-Ignace (rattachéeáa la Seigneurie de Sorel) depuis un certain nombre d\'années, Gabriel attira d\'abord, en 1721, l\'aîné de la famille: Jean. Les autres Joseph, François, Pierre, Paul et Augustin suivirent tour à tour.
D\'après l\'étude embryonnaire faite sur l\'établissement des Plante dans la région de Berthier-Sorel, nous croyons que les renseignements suivants reflètent assez bien la réalité:
Jean, marié en 172 1, établi d\'abord sur l\'lie St-Ignace, puis sur le fief Chicot (Berthier); Joseph, marié en 1724; établi sur l\'île St-Ignace; François, marié en 1725; établi sur l\'île St-Ignace;
Pierre, marié en 1728; établi à Sorel.
Paul, marié en 1734; état>li à l\'île Dupas;
Augustin, marié en 1747; établi à Sorel.
Mais tous n\'allèrent pas s\'établir dans cette région. Le plus jeune de la famille, Guillaume, s\'engagea d\'abord comme journalier maçon dans la ville de Québec. Marié à Québec en 1750 à M.-Louise Boutillet, il s\'y fixa où Il exerçale métier de maître maçon. Toutefois, sa carrière fut très brève, car il décéda à peine trois ans plus tard, sans postérité. Quant à Louis il fut choisi pour succéder à son père sur le bien paternel de Château-Richer. Cette fois, il n\'y eut pas de donation en bonne et due forme. On régla plutôt l\'affaire sous forme de succession. Tous ses frères et soeurs finirent par céder leurs droits à Louis, moyennant une certaine compensation financière.
Ce Louis épousa en premières noces, le 18 février 1732, Véronique Cauchon dit Laverdière qui lui donna sept enfants, dont cinq atteignirent l\'âge adulte:
Reine, née en l733, mariée à Louis Denis; établie après son mariage en l763, dans la région de Berthier;
Louis, né en 1735, dont Il sera question ci-après,
Augustin, né vers 1736, dont il sera question ci-après;
Marie-Louise, née en 1740; mariée à Jean-Baptiste Doyon; établie après son mariage en 1763, dans la Beauce;
Marie-Marthe, née en 1742, mariée à Prisque Doyon; établie après son mariage en 1764, dans la Beauce.
Après le décès de Véronique Laverdière, survenu en 1744 à la suite de l\'accouchement d\'un dernier né, François, qui ne vécut qu\'un mois, Louis Plante épousa en 1746 M.-Josephte Crépeau qui n\'eut par la suite aucun enfant. Cette dernière, qui était la fille de son voisin, avait 24 ans de moins que son mari.
François Plante, père de Louis et de tous ceux qui s\'étaient établis dans la région de Berthier, est décédé à l\'âge de 74 ans pour être Inhumé dans le cimetière de Château-Richer, le 4 janvier 1742. Quant à sa veuve, Marie-AnneCoignac, après avoir déménagé chez une de ses filles, elle y vécut jusqu\'à son décès survenu en 1749. Elle avait 70 ans.
Au moment où s\'intensifia dans la région de Québec la Guerre de la Conquête, soit en 1759, la maison des Plante de Château-Richer était habitée par Louis Plante, 56 ans; M.-Josephte Crépeau, 32 ans, sa deuxième femme,- ses enfants.-Reine, 26 ans; Louis, 24 ans, Augustin, 22 ans; M.-Louise, 1 9 ans et M.Marthe, 17 ans.
Dès les premiers mois de cette année 1759, Vaudreuil fit faire le recensement de tous les hommes âgés de 16 à 60 ans en état de porter les armes. Les trois hommes de la maison furent comptés parmi les 7511 miliciens potentiels de la râegion de Québec, Puis, au début de mal, afin de connaître d\'avance l\'arrivée de la flotte anglaise, des sentinelles furent placées de pointe en pointe, depuis le bas du neuve jusqu\'à la Pointe-Lévis. avec ordre d\'allumer des feux de signaux dès qu\'elle apparaîtrait. Les habitants des paroisses des deux côtés du fleuve situées au-dessous de Québec devaient préparer des caches dans le bois, y bâtir des cabanes à la manière des sauvages pour abriter leurs femmes, leurs enfants, leurs malades, leurs bestiaux et même leur mobilier.
Le 20 mai 1759, le gouverneur adressa une circulaire aux capitaines de milice, les prévenant d\'avoir à tenir leurs compagnies prêtes à marcher au premier signal. Puis, le soir du 23 mai 1759, à minuit, toute la rive droite du Saint-Laurent fut illuminée de cap en cap, jusqu\'à Québec, d\'où l\'on répondit par les signaux convenus. C\'était le major général James Wolfe qui se pointait avec ses nombreux navires et soldats.
La ville de Québec, dont la perte devait entraîner celle de tout le Canada, fut jugée si peu tenable qu\'on décida de la couvrir par un camp retranché, où les troupes prendraient position. L\'endroit choisi fut l\'espace de deux lieues compris entre la rive gauche de la rivière St-Charles et la rive droite de la rivière Montmorency, là où ces rivières se jettent dans le fleuve, à quelques milles à peine de Château-Richer.
Tous les hommes en état de porter les armes se rassemblèrent à Québec et dans le camp de Beauport, parmi lesquels on peut compter à juste titre les trois hommes de la maison des Plante de Château-Richer qui laissèrent seules les quatrefemmes de la maison. D\'ailleurs, il ne resta bientôt plus dans les campagnes que les vieillards, les femmes et les enfants.
Position des divers retranchements dans les environs de Québec, en 1759
La flotte anglaise composée de 125 vaisseaux, 152 embarcations et portant 27000 soldats et marins remonta le Saint-Laurent et atteignit l\'île d\'Orléans le 26 juin 1759. L\'armée anglaise effectua un débarquement le 27 juin dans l\'île d\'Orléans, évacuée la veille par les habitants, et vint prendre position à son extrémité, en face de Québec et du camp de Beauport. Ce même jour, Wolfe adressa aux Canadiens une sommation arrogante à l\'effet de ne pas résister, sous peine des pires représailles. Le 2juillet, Il installa une partie de ses troupes à la Pointe-Lévis pour bombarder Québec et établit un autre camp sur la rive gauche de la rivière Montmorency.
Afin d\'intimider ce qui restait d\'habitants dans les paroisses avoisinantes, Wolfe publia une proclamation à l\'effet qu\'il n\'allait plus écouter les sentiments d\'humanité qui le portaient à les épargner et qu\'en conséquence, il allait bientôt donner l\'ordre à ses officiers de s\'avancer dans le pays pour y saisir et amener les habitants et leurs troupeaux et y détruire et renverser ce qu\'ils jugeraient à propos, à moins quels ne se soumettent. Les habitants de la côtede Beaupré, notamment de ceux de Château-Richer, se trouvèrent dans une situation intenable: s\'ils continuaient à rester fidèles à la France, leurs maisons allaient être Incendiées, leurs champs dévastés, le peu qui leur restait détruit et eux-mêmes traqués comme des fauves. S\'ils passaient du côté des Anglais, lis auraient les Indiens à leurs trousses . Montcalm craignit un moment que les habitants de la côte de Beaupré ne fissent leur paix particulière avec les anglais, mais Ils se gardèrent bien de faire une telle chose.
Après bien des épisodes qu\'il serait trop long de relater Ici, Wolfe attaqua le camp de Beauport, le 31 juillet, mais fut repoussé, encaissant des pertes importantes. Devant cet échec cuisant et pour s\'en venger, Il mit ses menaces à exâecution. Au cours du mois d\'août 1759, Il fit mettre le feu à toute la côte de Beaupré, Ses hordes de Rangers marchèrent sur la côte, la torche à la main. On pouvait suivre leur marche aux nuages de fumée qui le jour s\'élevaient dansles airs, et la nuit aux lueurs sinistres qui marquaient de taches rouges les maisons, les granges et les étables en feu. Les familles, retirées aux confins de la paroisse, sur les hauteurs, suivaient d\'un oeil de désespoir le progrès deces dévastations. Des cris et des lamentations éclataient dans un groupe ou dans un autre, à mesure qu\'ils apercevaient les flammes percer le toit de leurs habitations.
A Château-Richer, seule l\'église fut épargnée. C\'en était fait de la maison de pierre des Plante et des bâtiments qui formaient la ferme. Les quatre femmes de la maison des Plante qui s\'étaient réfugiées dans les bois pour fuir ce massacre, ne furent rejointes par les autres membres de la famille qu\'après le dénouement de la bataille des Plaines d\'Abraham, le 13 septembre 1759.
En effet, le 21 septembre, Murray, qui dirigeait depuis la capitulation de Québec, lança une proclamation annonçant qu\'il était permis aux habitants des environs de Québec de rentrer dans la paisible possession de leurs biens et de vaquer librement à leurs affaires. C\'est alors qu\'on vit sortir du fond des bois ces pauvres femmes traînant après elles leurs petits enfants mangés des mouches, sans hardes, criant la faim.
La famille de Louis Plante se retrouva réunie sur le site des ruines de la maison de pierre, mais Il en manquait un. En effet, on était sans nouvelles du fils aîné, Louis, enrôlé en 1758. D\'ailleurs, on ne sut jamais ce qu\'il est advenude lui. Fut-il tué sur quelque champ de bataille? Fut-il fait prisonnier ou renvoyé en France?
Son cousin Jean-Baptiste, fils de Joseph et de Thérèse Desorcy, né en 1727, qui épousa
Gertrude Chevalier le 15 janvier 1758 participa à ces batailles et y fut tué.
Clément Plante (2-453)
Archiviste, historien de la famille Plante.
Notes explicatives
(1) Sur les 14900 noms rattachés à un ancêtre que compte ce fichier, 12971 le sont à l\'ancêtre Jean Plante.
(2) Se basant sur le fait que les familles Plante semblent actuellement plus nombreuses en Angleterre qu\'en France, Rémi Plante, auteur du volume intitulé La FAMILLE PLANTE Des Pages ... de Petite Histoire, émet l\'hypothèse que la famillede Nicolas Plante pourrait être descendante d\'une famille Plant qui, au cours des guerres de religion, aurait émigré d\'Angleterre. Hypothèse Impossible à prouver et qui pourrait être contraire à la réalité: pourquoi ce ne serait pasles Plant d\'Angleterre qui descendraient d\'une famille française?
(3) Ces dates sont plutôt celles de leurs sépultures.
(4) Quant aux dates de 1643 lancée sans fondement par l\'institut généalogique Drouin dans son dictionnaire et malheureusement reprise par plusieurs, elle doit être mise de côté. Comme l\'écrivait l\'éminent généalogiste Archange Godbout, on ne doit rien affirmer en histoire, sans l\'avoir minutieusement contrôlé; autrement, on lance dans le public des erreurs qu\'il sera presqu\' impossible de détruire.
Dans son ouvrage intitulé Catalogue des immigrants 1632 - 1662, l\'historien Marcel Trudel a compilé lie données connues sur les arrivées des bateaux, ce qui nous laisse un certain choix :
1650-. 3 navires: Le Cardinal, 300 tonneaux (8 septembre); Le Chasseur, 100 tonneaux (14 juillet); Le Saint-Jean, 80 tonneaux (10 juillet).
1649- 6 navires (à partir du 23 août). Le CardinaL 300 tonneaux, Le Bon-François, 90 tonneaux, Le Saint-Sauveur ou Neuf 150 tonneaux; Le Notre-Dame, 250 tonneaux; L\'Anglois; un navire non identifié.
1648: 4 navires (deuxième moitié d\'août); Le Cardinal. 300 tonneaux; Le Saint-Sauveur ou Neuf 150 tonneaux, Le Notre-Dame, 250 tonneaux; Le Saint-Georges.
1647- 5 navires (un le 25 juin. Les autres au début d\'août). L\'Amiral (peut-être le Cardinal,300 tonneaux ou Le Saint-Sauveur ou Neuf 150 tonneaux); L\'Ange-Gabriel, 250 tonneaux; Le Notre-Dame, 250 tonneaux, Le Bon ou Saint-François, 90 tonneaux, La Marguerite, 70 tonneaux.
(5) Dans son ouvrage cité ci-dessus, Rémi Plante affirme que Jean Plante nous apparaît comme un homme timide, un peu gêné, un homme qui ne fera jamais grand bruit... Si nous le suivions dans les suppositions dépourvues de tout fondement, on pourrait, à cause de cette différence d\'âge de 15 ans, qualifié Jean Plante de vieux cochon avide de chair fraîche.
(6) Après son arrivée en Nouvelle-France, Marin Boucher avait d\'abord exploité un terrain que les Récollets avaient abandonner en 1629, lors de l\'invasion des frères Kirke. Plus tard, Il exploita avec son beau-frère Thomas Hayot le Domaine des Jésuites à Beauport. Le 11 juin 1646, les deux fermiers avaient mis fin à leur association! Hayot garda la ferme et Boucher alla prendre une concession à Château-Richer sur laquelle Il vécut le reste de ses jours.
(7) Cependant, la carte de Bourdon dressée en 1641 Indique qu\'il y possédait déjà une terre, ce qui n\'est toutefois pas une preuve quel y résidait.
(8) François Boucher, Issu du premier mariage de Marin Boucher. né en France en 1618, avait épousé en 1641 Florence Gareman et s\'est d\'abord fixé à Beaupré puis à Sillery et à Cap-Rouge. Louis-Marin Boucher, premier fils issu du deuxième mariage, né en France en 1630 et devenu arpenteur-géomètre demeura célibataire. Jean-Galeran Boucher également né en France en 1633, épousa en 1661 Marie Leclec, il se fixa d\'abord à Château-Richer, puis successivement à l\'Ange-Gardien, à l\'île d\'Orléans et enfin à Rivière-Ouelle. Françoise Boucher, née en 1538, qui, à I\'âge de 14 ans, allait devenir l\'épouse de Jean Plante. Pierre Boucher, né en 1639, charron de métier, qui épousera en 1663 Marie St-Denis et se fixera dans la paroisse de Ste-Famille de l\'ile d\'Orléans pour revenir plus tard à Château-Richer et pour terminer à Rivière-Ouelle. Madeleine Boucher, née en 1641 épousera en l655, à l\'âge de 14 ans, Louis Houde. Marie Boucher née en 1644, épousera en 1656, à l\'âge de 12 ans, Charles Godin. Guillaume Boucher le dernier enfant, né en 1647, soit un an après l\'arrivée de la famille à Château-Richer, charron de métier, épousera en 1672 Marguerite-Jeanne Thibault. il demeura sur la terre paternelle de Château-Richer. Les amateurs de statistiques auront tôt fait de remarquer que les trois filles se sont marié« respectivement à l\'âge de 14,14 et 12 ans, tandis que les garçons avaient respectivement 23,28, 24 et 25 ans. Par conséquent la situation de Jean Plante et de Françoise Boucher était tout à fait normale pour l\'époque.
(9) Le Gouvernement en fit même une ordonnance.
(10) Par héritage, la portion de terre restant à Marin Boucher échut à l\'ensemble de ses enfants et par diverses transactions, fut en grande partie rachetée par Guillaume Boucher.
(11) La transaction officielle devant notaire eut lieu le 25 avril 1656. La terre des Plante. qui n\'avait au point de départ que deux de front fut agrandie quelque peu au cours des ans par diverses transactions avec les héritiers de Marin Boucher.
(12) Jean-Galeran Boucher, à qui la portion de terre avait été cédée officiellement le 30 avril 1656, la vendit le l6 juillet 1663 à Pierre St-Denis et, comme nous l\'avons noté précédemment, alla s\'établir ailleurs. Cette portion deterre passa alors entre les mains d\'une autre famille
(13) Il est bien difficile de reconstituer la suite des événements. Il ne faudrait pas exclure la possibilité que Je Plante ait habité un certain temps chez Marin Boucher ou même chez quelqu\'un d\'autre. Les dates des actes notariés ne coïncident pas nécessairement avec les événements . Dans bien des cas, survenant plusieurs années après le début d\'un épisode dans la vie de l\'époque, les actes ne font que consacrer légalement une situation qui durait depuis un certain temps.
(14) Il était devenu propriétaire de cet emplacement par acte en date du 8 juillet l688 faisant référence à une occupation montant à environ a ans auparavant.
(15) Ces clauses sont incluses dans un acte daté du 7 septembre 1668.
(16) Les enfants de Jean Plante et de Françoise Boucher qui sont nés à cet endroit sont: Jacques né en 1657, Georges. né en 1659, Jean. né en 1661; Thomas, né en février 1664, Pierre, né en avril 1666; François, né en décembre 1658, Geneviève, née en avril 1671. Angélique, née en janvier 1673, Joseph né en décembre 1674, demeuré célibataire et décédé en septembre 1730 ; un anonyme. né et décédé en novembre 1676 et Louise, née en février 1678.
(17). Le recensement de 1667 mentionne que Jean Plante ne possédait qu\'une tête de bétail. On ne retrouve aucun détail en ce qui à trait au nombre d\'arpents en valeur. Par contre, on y mentionne que son beau-père. Marin Boucher, a 20 arpents en valeur et qu\'il possède 8 têtes de bétail. Quant à son fils, Jean-Galeran Boucher, le recensement ne fournit aucun détail sur son exploitation. On pourrait peut-être en conclure qu\'à ce moment-là, Jean Plante et Jean-GaleranBoucher étaient en quelque sorte à la solde de Marin Boucher.
(18) Dans son Catalogue des immigrants, l\'historien Marcel Trudel mentionne que Jean Plante aurait séjourné en France durant la saison 1664-1665. Malheureusement, il n\'indique pas la source de son renseignement. Nous ne pouvons confirmer oucontredire cette affirmation.
(19) Ces informations concernant le lieu des établissements de six fils de Jean Plante ont été obtenus de la Maison de nos Aïeux, 339 chemin Royal, St-François, Ile d\'Orléans. Les numéros de terre ne sont pas les numéros cadastraux. Ce renseignement supplémentaire sera donné lorsque nous traiterons de l\'histoire de chacun d\'eux.
(20) Toutes ces constructions ne sont peut-être pas toutes de la même époque, mais semblent avoir été érigées pour François.


   né ca 1598 à Charente Maritime, France
   décédé le 21 mai 1647 à Charente Maritime, France (âge : 49 ans)
   Profession :
   Numéro Sosa : 7024

Enfants avec le conjoint : 1
  ( 12ème génération côté maternel )Jean Plante( 12ème génération côté maternel ) 
né ca 1626 à Charente Maritime, France, décédé le 29 mars 1706  (âge : 80 ans)  à Chateau Richer, Québec
 
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