Jean Creste (1626-1717), maître charron, est originaire de Tourouvre au Perche , en France. Arrivé en Nouvelle-France à une date non précisée, il travaille à Trois-Rivières pour le compte de Michel Leneuf du Hérisson. Son engagement de trois ans terminé, il gagne Beauport où vivent déjà plusieurs de ses compatriotes. Il y rencontre celle qui deviendra son épouse, Marguerite Gaulin (1628-1703), elle-même d\'origine percheronne. Creste achète une terre dans le bourg du Fargy , c¶ur de la seigneurie, puis, en 1662, il obtient une concession à l\'île d\'Orléans. Quatre ans plus tard, il acquiert une parcelle dans l\'arrière-fief du Buisson , toujours à Beauport. Comme il exerce le métier de charron,il confie à des engagés le soin de défricher ses terres. Malgré une vie relativement aisée, Jean Creste se retrouve criblé de dettes à un âge avancé, comme le révèle l\'inventaire des biens effectué après la mort de son épouse, en 1703. Une partie de la terre de l\'arrière-fief du Buissonappartient depuis 1693 à son fils Pierre, l\'un de ses dix enfants, alors que ses habitations du bourg du Fargy ont été vendues en 1702 à Jean Lefebvre, époux de sa fille Marie. Jean Creste est décédé à Beauport.
L\'ancêtre Crête Maître charron et seigneur Le 18 mars 1649, à l\'âge de 23 ans, Jean Creste s\'engage à venir en Nouvelle-France Il pour une période de trois ans, «pour sa nourriture», au service de Michel Le Neuf, sieur du Hérisson demeurant «au lieu des Trois-Rivières». Il est qualifié maître charron en 1658, obtient une terre le 10 juin 1662 et est promu seigneur en 1666. Au Québec Cinq ans après son arrivée, Jean Creste épouse Marguerite Gaulin à Beauport où il fonde une famille de 10 enfants. On croirait qu\'une telle progéniture assurerait la survie de ce patronyme. Loin de là! Six des enfants de Jean et de Marguerite étaient des filles et parmi les garçons, Pierre fut le seul à élever une famille. Les Crête canadiens descendent donc tous de Pierre et sont tous parents. Facile alors, direz-vous, de retracer ses ancêtres quand on se nomme Crête. Oui, si l\'épellation est restée la même au fil des ans; non, si celle-ci a été transformée en cours de route. D\'abord, il y a eu le «s» qui céda sa place à l\'accent circonflexe ou à l\'accent grave et qui s\'ajouta à la fin du nomou encore qui disparut complètement. D\'autres graphies sont apparues ici et là dans les documents officiels, erreurs que l\'on peut attribuer à l\'oreille mal initiée des recenseurs anglophones ou encore à la confusion apportée par la présence de patronymes anglais ou allemands: les Craig, Cright, Chrite, Krytes... Si plusieurs Crête sont restés dans la région de Québec, d\'autres sont venus dans l\'Outaouais en passant par l\'Orignal et Vankleek Hill. Lorsque Louis (IV) Crête d\'Eastview Centre, fils de Louis (III) et de Célina Léveillé, s\'est engagé le 15 septembre 1915 pour faire partie du corps expéditionnaire canadien outre-mer, il a signé Crête mais l\'officier commandant de son unité a inscrit Crate. Crête ou Crate Les enfants de Louis, Rolland, Rollande et Aurèle, porteront arbitrairement les deux épellations, au bon gré des institutrices. Certains membres de la famille disent que plusieurs ne savaient pas bien écrire tandis que d\'autres croient que porter un nom anglais à l\'époque pouvait s\'avérer utile. Une chercheuse en généalogie, espérant avoir trouvé un cousin en rencontrant un Crate à Ottawa, a été fort déçue en apprenant qu\'il ne s\'agissait ni d\'un Crête ni d\'un Crate mais bien d\'un Néo-Canadien d\'origine grecque qui avait décidé, dans un élan d\'intégration, de changer son nom de famille (Socrates) à Crate... Des familles unies Un fait dont on peut être certain, c\'est que les Crête de Vanier s\'entendaient bien avec les Bégin. C\'est peu dire, puisque trois frères Crête ont épousé quatre soeurs Bégin: il s\'agit de Napoléon et Maria, Louis (IV) et Zélia, Olivier et Ida et après la mort de celle-ci, Yvonne. Dans la famille on parlait de «la défunte Ida» qui aurait été frappée par un cheval sur le chemin Montréal. Plusieurs petites filles Bégin et Crête recevaient comme deuxième nom celuid\'Ida, en mémoire de celle qui était disparue si tragiquement. né le 1er novembre 1626 à St-Aubin de Tourouvre, Perche, France
décédé le 4 mars 1717 à Beauport, Quebec (âge : 90 ans et 4 mois)
Profession :
Numéro Sosa : 2990
Fils de Antoine Crete
et de Jeanne Legrand
Conjoints : Marguerite Gaulin ; mariés le 13 septembre 1654 à Beauport, Quebec
née le 14 mai 1627 à St-Martin-du-Vieux-Belleme, France
décédée le 15 janvier 1703 à Beauport, Quebec (âge : 75 ans et 8 mois)
Profession :
Numéro Sosa : 2991
Fille de Vincent Gaulin
et de Marie Bonnemer
Enfants avec le conjoint :
Marie-Anne Crete née le 6 octobre 1657 à Quebec, Qc, décédée le 9 octobre 1722 à Quebec, Qc
Francoise Crete née le 20 juillet 1660 à Beauport, Quebec, décédée le 29 novembre 1702 à Hopital Hotel-Dieu de Quebec, Qc