 | |
ROBERT II le Pieux ou le Sage ou le Dévot (né en 972, mort le 20 juillet 1031)
Roi de France : règne 996-1031
Roi de France surnommé le Pieux, le Sage ou le Dévôt, il monta sur le trône au mois d'octobre 996, après le mort de Hugues Capet son père, qui, dès l'année 988, l'avait associé à la royauté du consentement des seigneurs.
Sous le règne de ce prince, la France jouit pendant trente ans d'un repos qui lui était d'autant plus nécessaire qu'elle éprouva une famine dont la durée fut de quatre ans ; des pluies froides et continuelles faisaient pourrir les grains semés ou empêchaient les épis qui se formaient de parvenir à leur maturité.
Ce désastre, qui s'étendit sur presque toute l'Europe, coûta à la France un tiers de sa population, car la peste suivit de près la famine, et deux fois se fit sentir de nouveau : la première en 1010, la seconde depuis l'année 1030 jusqu'en l'année 1033.
Tant de malheurs, contre lesquels la prudence humaine ne pouvait rien, expliquent pourquoi, à cette époque, les reliques se multiplièrent à l'infini, pourquoi les pèlerinages devinrent si communs de la France jusqu'à Jérusalem, et donnèrent quelque temps après naissance aux croisades, qui devaient changer le sort de l'Asie, et ne firent que changer les mœurs de l'Europe. Robert, pour obéir aux lois féodales, aida quelquefois ses vassaux dans leurs querelles ; mais il n'entreprit pour ses intérêts qu'une seule guerre, dont le motif était juste.
Henri, duc de Bourgogne, frère de Hugues Capet, n'avait point d'enfant légitime : à sa mort, voulant disposer de son héritage en faveur d'un fils que sa femme avait eu d'un premier mariage, il le désigna pour lui succéder. Les seigneurs de Bourgogne le secondèrent, dans la crainte de dépendre immédiatement de la couronne ; c'était l'esprit du temps, et il faut croire que les peuples des provinces trouvaient un grand intérêt à être gouvernés par des souverains qui se fixaient au milieu d'eux. Robert, légitime héritier de Henri, soutint ses droits les armes à la main ; et après six années de guerre, pendant lesquelles il fut assisté par Richard, duc de Normandie, il se vit paisible possesseur de la Bourgogne, qu'il donna en apanage à son second fils, lequel, étant devenu roi, la céda à son frère Robert.
La constance avec laquelle Richard, duc de Normandie, seconda son roi, malgré l'intérêt que tous les grands vassaux avaient à empêcher l'agrandissement du pouvoir souverain, honore ces deux princes. Quelques années avant la mort de Henri, duc de Bourgogne, le comte de Chartres et le duc de Normandie se faisaient une guerre si cruelle, que Richard crut devoir suivre l'exemple de ses ancêtres en appelant à son secours deux de ces rois du Nord encore païens, qui dévastaient alors l'Angleterre : ils accoururent en effet ; et, pour se peindre l'effroi que leur présence jeta dans tous les cœurs, il faut se rappeler les excès que ces barbares avaient commis en France dans les deux siècles précédents.
Robert était trop sage pour ne pas prévoir combien il serait difficile de les chasser dès qu'ils auraient été séduits par le pillage, récompense ordinaire de leurs services. Il se porta médiateur entre le comte de Chartres et le duc de Normandie ; et par sa prudence, par l'ascendant de son esprit, par la justice avec laquelle il régla leurs droits, il conclut la paix entre eux, et prit sur son propre trésor les sommes nécessaires pour congédier les deux princes du Nord.
Cette loyauté, ce désintéressement, lui acquirent l'amitié du duc de Normandie, l'estime des grands et un tel respect en Europe, qu'en l'année 1023, pendant qu'on réglait les précautions à prendre dans une entrevue qu'il devait avoir sur la Meuse avec l'empereur Henri, roi de Germanie, ce prince partit de son camp presque seul pour venir trouver Robert au lieu où il était logé ; la plus grande confiance s'établit aussitôt entre eux, et ils offrirent au monde le spectacle, longtemps inconnu, de deux souverains ne s'occupant de politique que pour assurer te bonheur de leurs sujets.
Malheureusement, l'empereur Henri mourut l'année suivante. Les Italiens formèrent la résolution de se séparer de l'Empire, et firent offrir le royaume d'Italie au roi de France, pour lui ou pour Hugues, son fils aîné, qu'il avait associé au trône. Loin de se faire illusion sur la valeur de ces couronnes données par l'inconstance des peuples, Robert sentit que les Italiens ne cherchaient pas un roi pour les gouverner ; qu'ils voulaient seulement allumer la guerre en Europe dans l'espoir de se rendre indépendants : il les refusa. Le duc de Guyenne, auquel ils s'adressèrent ensuite, n'eut pas la même prudence et ne tarda pas à s'en repentir.
En suivant la conduite politique de Robert, on voit qu'il mérita de recevoir le surnom de Sage ; qu'il n'aima point la paix par indolence, mais par le désir de rendre ses peuples heureux, et surtout parce qu'il sentait qu'un monarque, en se portant médiateur entre les grands, qui jouissaient du droit de se faire réciproquement la guerre, acquérait plus de puissance réelle qu'en les avertissant, par des démarches ambitieuses, du besoin de s'unir contre le pouvoir royal.
Ce prince ne fut pas toujours heureux dans sa vie privée. Il avait épousé Berthe, qui était sa parente à un degré prohibé par les lois de l'Eglise ; et il profitait, pour ne point se séparer d'elle, des embarras que le pape éprouvait à Rome ; mais lorsque Grégoire V y eut établi son autorité, celui-ci exigea le renvoi de Berthe, excommunia le roi qui résistait, et donna pour la première fois au monde le spectacle d'un royaume mis en interdit.
Que peuvent les rois contre l'opinion des peuples ? La reine étant accouchée d'un enfant mort, on répandit le bruit qu'elle avait mis un monstre au monde ; et Robert, qui l'aimait, fut obligé de s'en séparer. Ce n'est point la seule affaire qu'il ait eue avec Grégoire V, car il se vit aussi contraint de rétablir dans l'archevêché de Reims Arnoul, si justement condamné sous le règne précédent.
Robert épousa, en 998, Constance, fille du comte d'Arles, femme impérieuse dont il eut quatre fils : 1° Hugues, qu'il associa au trône en 1022, et qui, persécuté par sa mère, dont l'avarice égalait la sévérité, se révolta pour obtenir justice ; ce jeune prince, auquel les historiens prêtent de grandes qualités, mourut au mois de septembre 1026 ; 2° Henri, qui fut associé au

Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne après l'excommunication du souverain en 998 Peinture de Jean-Paul Laurens (XIXe siècle) |
|
trône après la mort de Hugues, malgré les intrigues de la reine, qui protégeait le troisième de ses fils, oubliant dans sa violence que la famille des Capet n'était pas assez affermie sur le trône pour pouvoir se diviser sans péril ; 3° Robert, qui fut duc de Bourgogne et chef de la première branche royale des ducs de ce nom, laquelle dura jusqu'en 1361 ; 4° Eudes, qui ne reçut point d'apanage.
Le roi eut beaucoup à souffrir des emportements de sa femme : il se cachait d'elle pour faire des libéralités à ses serviteurs ; mais quoiqu'il lui cédât comme époux, il eut assez de fermeté pour ne lui laisser prendre aucune autorité dans ce qui intéressait le gouvernement. Il sut de même contenir quelques évêques, dont le zèle ne s'accordait pas avec l'esprit de la religion, et fit briller le chef d'une secte dont les affreux principes auraient anéanti l'ordre social.
Clément dans ce qui n'intéressait que lui, il pardonna à des conjurés qui avaient formé le projet de le tuer, et se servit de la religion pour faire approuver son indulgence ; car au moment où les juges étaient prêts à prononcer sur le sort des coupables, il fit admettre ceux-ci à la communion et dit qu'il leur accordait leur grâce, parce qu'on ne pouvait mettre à mort ceux que Jésus-Christ venait de recevoir à sa table.
Ce prince mourut à Melun au mois de juillet 1031, dans la 60e année de son âge et la trente-cinquième de son règne. Sa bonté, sa charité pour les pauvres, qu'il nourrissait et soignait avec un zèle que l'amour de Dieu peut seul inspirer, le firent adorer du peuple : ses connaissances en belles-lettres lui acquirent l'estime des savants ; sa loyauté, le respect des grands ; et sa piété la vénération des ecclésiastiques. La nature, prodigue à son égard, lui avait donné une taille majestueuse, une belle figure et toutes les grâces qui séduisent. Il est du petit nombre de ces rois qui, après un long règne, ont pu, au lit de mort, se rendre le témoignage qu'ils ne sont en rien comptables des malheurs que les peuples ont éprouvés sous leur gouvernement.
ROBERT II Le Pieux
Né à Orléans vers 970 mort en 1031, Roi de France de 996 1031, fils et successeur d\'Huques CAPET. Malgré sa pitié, il fut excommunié pour avoir répudié son épouse Rosala et pous sa cousine Berthe de Bourgogne, dont il dut se séparer. Sa troisième femme, Constance, fille de Guillaume II, Comte de Provence, jeta le trouble dans la famille royale.
Robert lutta contre l\'anarchie féodale et annexa au domaine royal le duché de Bourgogne, les Comtés de Dreux et de Melun. ---------------------------------------------- ROBERT II LE PIEUX (v. 970-20 juillet 1031) Roi de France (996-1031)
Fils duHugues Capet et duAdélaïde de Poitou, Robert est associé au trône par son père dès 987. Ce dernier lui fait donner une éducation brillante par les grands lettrés de luépoque. Elève doué, le jeune prince profite des leçons et devient un homme très instruit, amateur de livres, de musique et de chant. Son goût pour les textes sacrés et la théologie, mais aussi la chasse aux hérésies quuil est le premier à entreprendre, lui vaut son surnom de Robert le Pieux. Sa piété reconnue ne luempêche pas cependant de répudier sa première épouse, Rosala, fille du roi duItalie, pour épouser sa cousine, Berthe de Bougogne. La vieillesse et la stérilité de Rosala ne sont pas seules en cause dans cette répudation, qui risque de déclencher la colère de luEglise. Cuest avant tout un choix politique : Berthe est un parti intéressant qui apporte au roi des droits sur le duché. Frappé duanathème par le pape Grégoire V, Robert le Pieux doit finalement se séparer de Berthe, vers 998 (ou 1001). Rosala étant morte en 1003, Robert se trouve une nouvelle femme - et de nouvelles alliances - en la personne de Constance de Provence, fille du comte de Toulouse. Par ce mariage, le nord et le sud de la France se trouvaient réunis. Marqué par ses péripéties matrimoniales, le règne de Robert le fut aussi par luénergie quuil déploya contre les grands féodaux pillards, toujours prêts à suopposer au pouvoir royal. Avec ténacité, il doit lutter également contre les princes allemands désireux duétendre leur suprématie (spécialement en Bourgogne), afin de maintenir luunité du domaine capétien. Après le décès de son fils aîné, Robert fait couronner son cadet, Henri, qui lui succédera à sa mort, le 20 juillet 1031.
Robert 2 le Pieux
Robert en 988 est né à Orléans en 970. Il est le fils duHugues Capet et duAdélaïde duAquitaine. Il épouse Suzanne, fille de l\'ex roi d\'Italie Béranger II, veuve du comte Arnoud II de Flandre. Elle a trente cinq ans de plus que lui, mais elle apporte en dot Montreuil-sur-Mer ce qui va permettre aux capétiens d\'avoir une fenêtre sur la manche.
Quatre ans plus tard il décide de répudier son épouse, mais il garde la dot. En 993-996 cuest par amour que Robert suempare de Tours et fait la guerre à Eudes. Il est tombé éperdument amoureux de la blonde Berthe, fille du duc de Bourgogne Conrad le pacifique, et petite fille du Carolingien Louis IV. Berthe est mariée au comte Eudes avec lequel elle eut cinq enfants. Eudes meurt et Berthe va se mettre sous la protection de son soupirant. Les ennuis commencent !! Robert II est le premier roi thaumaturge. Il est le premier Capétien à toucher les malades et, à partir de son règne, tous les rois de France passent pour avoir le don de guérir les \"écrouelles\" En 996 Robert épouse en secondes noces Berthe d\'Anjou. Le 24 octobre de la même année Robert le pieux, succède a son père Hugues Ier Capet. En 1002 Henri duc de Bourgogne, oncle du roi meurt sans héritier, Robert décide que le duché doit rester aux Capétiens. Il entreprend une véritable conquête de la Bourgogne. Cette guerre durera 12 ans. En 1003 Robert épouse Constance de Provence après avoir répudié sa seconde femme, Berthe d\'Anjou. En 1015 Otto Guillaume s\'incline et laisse le duché de Bourgogne à Robert ce dernier donne le duché à son second fils Henri, tout en en restant le maître !! \" Le pouvoir demeure nominal\" En 1017 Suivant l\'exemple de son père, Robert associe au trône son fils aîné Hugues. Les grands, font la grimace : ils sont frustrés de leur droit d\'élection !! En 1023 le comte Eudes II de Blois, s\'empare de la Champagne, il est déjà maître de Chartres Meaux et Troyes. l\'étau se resserre autour de la jeune dynastie. Durant 200 ans les comtes de Blois, Chartres, et de Champagne menaceront de deux cotés, les maigres possessions royales. En 1024 le roi refuse la couronne lombarde. En 1026 le fils de Robert II, Hugues associé au trône en 1017, meurt. Proclamation de luétablissement de la règle de primogéniture : la succession au trône suétablit selon luordre des naissances. En 1027 Hugues étant mort Robert associe au trône son second fils, Henri, et le fait sacrer à Reims. Ce sera Henri Ier. La reine Constance voudrait que son troisième fils, Robert soit couronné. Le roi refuse. La Lorraine bascule dans l\'empire pour de nombreux siècles. Arletta, concubine de Robert le magnifique \"duc de Normandie\", met au monde un fils (Guillaume le Bâtard). Il deviendra un jour Guillaume le Conquérant roi duAngleterre. Le 20 juillet 1031, Robert II le pieux meurt à Melun. Il est inhumé à luabbaye de Saint-Denis. En 1030 révolte duHenri et de son frère Robert contre leur père. né le 27 mars 0972 à France
décédé le 20 juillet 1031 à France (âge : 59 ans et 3 mois)
Profession :
Fils de Hugues Capet Roi De France
et de Adelaide De Guyenne
|